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vendredi 24 novembre 2017
Antananarivo | 19h43
 

Editorial

Scolarité

jeudi 24 août | Sahondra Rabenarivo

Les publicités des banques pour les crédits scolaires annoncent l’approche de la rentrée. C’est quand même triste si les parents doivent s’endetter pour acheter les fournitures scolaires de leurs enfants, d’autant plus que ceux qui sont bancarisés (et donc éligibles) sont sans doute salariés, un état qui les distingue de la vaste majorité de la population, sans salaire fixe et sans option bancaire. Je comprends que l’éducation est un investissement et que beaucoup de parents malgaches espèrent un avenir meilleur pour leurs enfants, mais les voir ainsi en proies vulnérables de l’endettement laisse songeur.

Depuis plusieurs années, j’achète une partie des fournitures des enfants de mon personnel et avec le temps qui passe, je commence aussi à me sentir ruinée : les prix augmentent, le nombre des enfants aussi. Mais le plus surprenant, voire scandaleux, est la liste annuelle de fournitures exigée par les établissements scolaires, dressant ainsi une sorte de barrière supplémentaire (hors écolage) d’entrée dans leur établissement. Pour un élève de CP, hormis la douzaine de cahiers, dont plusieurs de 200 pages, pour tous les sujets imaginables et assortis de toutes les couleurs de protège-cahier imaginables, s’ajoute, à mon grand étonnement, une équerre et un compas. Une équerre et un compas en classe préparatoire (jadis, notre 11ème ) ? A l’orgueil des établissements scolaires s’ajoute le bonheur des fournisseurs (et banques, peut-être). Les parents, eux, de peur d’hypothéquer l’avenir de leurs enfants, achèteront tout.

A travers ce projet, je vois aussi la différence d’une école à l’autre, même entre deux écoles primaires publiques. La liste de fournitures n’est pas la même, et on en déduirait que les sujets enseignés ne sont pas les mêmes non plus. Une EPP suburbaine semble avoir plus d’exigences qu’une EPP en zone un peu plus rurale. Si l’école devrait vraiment constituer la matrice commune de notre citoyenneté, et devrait être véritablement le dernier rempart contre l’exclusion sociale, on est mal parti. On comprend mieux la nature révolutionnaire et le succès phénoménal de l’introduction des kits scolaires d’il y a plus de 10 ans. Car si l’article 24 de la Constitution dispose que « l’Etat organise un enseignement public, gratuit et accessible à tous, et que l’enseignement primaire est obligatoire pour tous », nous savons dans les faits, à commencer par la liste des fournitures, que l’inégalité des chances commence en CP.

Sahondra Rabenarivo

24 juillet 2017

57 commentaires

Vos commentaires

  • 24 août à 09:53 | Turping (#1235)

    L’éducation n’a jamais été la prérogative exclusive des gouvernants pour l’égalité de chance afférente au développement afin de combattre l’illettrisme. Pourtant, beaucoup de familles rencontrent de difficultés financières (les bas salaires, les parents monoparentaux,....).
    - Donc, il devrait y avoir un coup de pouce de la part des gouvernants pour fournir des kits scolaires, d’aides pour accompagner les plus démunis et donner des coups de pouce 👍.
    Conclusion :Le dilemme entre massification et diffusion de la culture marque de son empreinte l’un des domaines essentiels des démocraties tant rêvées :l’éducation.
    - Il faudrait,dès lors se placer dans un cadre démocratique, adapter les institutions éducatives à un nombre toujours plus grand nombre de personnes, de budget adéquat, car il est clair que l’école est un des lieux privilégiés de la transmission de la culture. A cet égard, les politiques d’éducation des démocraties ne pourraient être qu’ambitieuse pour avancer tangiblement.

  • 24 août à 12:20 | Isambilo (#4541)

    Mais le calendrier scolaire ne devait pas changer et s’adapter enfin à la géographie ?

  • 24 août à 12:32 | Gérard (#7761)

    elle à raison madame Rabenarivo

    quelle peut être l’utilité d’une équerre dans un enseignement ou rien n’est carré, d’un compas pour tracer des cercles là ou rien ne tourne rond.....

    seuls quelques rapporteurs pourraient trouver leur utilité, pour dénoncer les plus cachées des vilenies

    • 25 août à 13:26 | dafily (#9983) répond à Gérard

      yo !

      clap du jour, l’alarmante situation n’empêche nullement une vision « sprituelle » de « notre » part, n’est-ce-pas Gégé ?

      Enfin une bouée d’oxygène dans cette grisaille qui nous enveloppe, ça permet de rester la tête hors du bouillon...

  • 24 août à 13:05 | Jipo (#4988)

    L’ Education, la Santé et la Sécurité devraient être le triptyque de base de chaque programme des prétendants, et non l’ exclusion prioritaire .
    Elire un sbire dont le programme (quand il y en a) en est exempt : doit et non devrait l’ exclure d’ office, tout comme celui qui ne le respecte pas et inscrit dans la constitution !
    Tant que cela sera impensable, aucun espoir pour ce Pays et ses populations n’ est à espérer, c ’est pas + kon -pliké que ça ...

  • 24 août à 15:00 | Eloim (#8244)

    Ce qui m’embête en discutant sur l’éducation à Madagascar c’est cette vraie-fausse baisse de niveau des élèves malgaches constatés surtout après publication des résultats des examens officiels (CEPE, BEPC, Bacc).
    Tout récemment, j’ai failli m’emporter après avoir vu le Ministre responsable de l’Education Nationale disant que cette baisse est probablement due à l’application du PSE nouvellement adopté au pays depuis un certain temps et que certains enseignants ou instituteurs n’arrivent même pas à suivre ou ont du mal à l’appliquer ou bien encore loin de se mettre dans le bain. C’est ainsi comment on sacrifie la vie des élèves. Une année scolaire ratée, ça vaut bien le coût, non ?
    Et à quoi ça rime de changer également le calendrier scolaire qui risquerait de sanctionner un certain retard pour certains élèves alors que le calendrier de leurs aînés de l’Université publique se décale selon les circonstances occasionnées par je ne sais pas quoi (grèves à cause de l’octroi des bourses d’études, de logement, du retard de la perception des allocations ceci-cela, ...) durant l’année universitaire.
    Je connais un tout petit peu le monde de l’enseignement et je constate que si on continue à sacrifier cette « génération » avec la façon dont on mène la danse actuellement (sans politique sérieuse de l’Education ni amélioration du monde de l’enseignement en général), notre progéniture récoltera d’ « UNE » éducation « superflue » pour ne pas dire superficielle dont l’esprit TIC part au devant de la scène de l’Education plutôt que le contraire. Une génération TIC dite génération « électronique » ou robotique où le mot d’ordre c’est la passivité dont les « commandes » priment à la place des analyses, des approfondissement et de la recherche.
    J’ai rencontré plusieurs élèves ou étudiants qui n’arrivent plus à faire des calculs mentaux mais cherchent à utiliser instantanément des calculateurs ou de smartphone pour la tâche.
    J’ai vu des élèves ou des étudiants qui ne ménagent plus leur méninge pour plus d’esprit critique, analytique où le sens de la modélisation s’avère être loin de son imagination.
    Ce qui me préoccupe c’est la question suivante : est ce que ces élèves sanctionnés par cette baisse de niveau sont les fruits des enseignants issus de la génération dite « sacrifiée » ? Ou est due à d’autres facteurs circonstanciels dont il faut déterminer (politique, climatique, ...) ?

    • 24 août à 15:57 | Mandinika (#2986) répond à Eloim

      C’est tellement vrai !

    • 24 août à 16:06 | Turping (#1235) répond à Eloim

      Eloim ,
      Disons problème planétaire qui ne se limite à une frontière !
      - En général ,le niveau des enseignants comme les élèves ont diminué d’un pays à un autre alors que les avancées technologiques,les recherches ne cessent d’augmenter .
      Tout cela nous démontre qu’avec un baccalauréat en 1968 ,le niveau était élevé comparé à un niveau de Licence actuellement au fil du temps pour enseigner à l’école primaire même s’il y a un concours de pré-sélection à passer .

    • 4 septembre à 16:21 | joba (#1217) répond à Eloim

      smartphone ergo sum

  • 24 août à 15:47 | Turping (#1235)

    Eloim,
    Vos dernières phrases :
    "J’ai rencontré plusieurs élèves ou étudiants qui n’arrivent plus à faire des calculs mentaux mais cherchent à utiliser instantanément des calculateurs ou de smartphone pour la tâche.
    J’ai vu des élèves ou des étudiants qui ne ménagent plus leur méninge pour plus d’esprit critique, analytique où le sens de la modélisation s’avère être loin de son imagination.
    Ce qui me préoccupe c’est la question suivante : est ce que ces élèves sanctionnés par cette baisse de niveau sont les fruits des enseignants issus de la génération dite « sacrifiée » ? Ou est due à d’autres facteurs circonstanciels dont il faut déterminer (politique, climatique, ...) ?

    - A mon avis ,la problématique dont vous veniez d’évoquer ne concerne uniquement les élèves malgaches mais aussi les français .A vrai dire ,je n’ai jamais l’occasion d’enseigner à Madagascar malgré le projet d’ouvrir une école ,collège ,Lycée d’expression malgache ,ou française ,anglaise......l l’homologation demande trop de critères .
    - Par contre ,force est de constater que les élèves qui n’arrivent plus à faire de calculs mentaux ne se limitent pas aux frontières malgaches mais même en France,beaucoup rencontrent de difficultés sans généraliser .
    - Vu ,que la calculatrice ,sa manipulation fait partie du programme sans l’interdire nous explique que l’avancée technologique crée aussi des fainéants ,car avoir une calculatrice plus performante comme le smartphone du dernier modèle démontre qu’on est branché de la réalité .
    - J’ai vu même ,chez mes élèves de Terminale Scientifique ,beaucoup sont incapables de tracer un graphique sans l’aide d’une calculatrice avec graphique alors qu’à notre époque ,il fallait tout démontrer en détails les étapes préliminaires avant d’arriver au résultat et logiquement la calculatrice ne sert qu’à vérifier à la fin .Un exemple parmi d’autres quand on étudie une fonction exponentielle ou logarithmique .
    - Pourtant ,ceux qui sont censés de poursuivre des études universitaires plus poussées pour poursuivre un cursus méritant doivent avoir un esprit critique bien bardé pour faire des démonstrations sans l’aide de la calculatrices : développements limités ,PGCD ,théorème de Bézout ,formules de Mc Laurin et de Taylor , divisibilité ,congruences ,théorème de Rolle ,des accroissements finis ,etc ,.....
    A la limite ,utiliser la calculatrice en statistique c’est tout à fait compréhensible .
    Conclusion ; les génies qui ont créée la technologique ont tiré la révérence laissant derrière eux des cancres avec un esprit qui ne se débrouille pas assez .

    • 24 août à 16:20 | Eloim (#8244) répond à Turping

      Pour fermer la parenthèse, j’ai raté une conférence importante sur l’éducation des jeunes à Paris où on a mis en exergue la destruction de toute une génération des jeunes avec ce phénomène « smartphone ».
      J’ai tout simplement entendu qu’on a évoqué durant une telle cette notion de fainéantise qui commence à gagner du terrain chez les jeunes dont la plus ciblée c’est la tranche d’âge 12 à 21 ans.

  • 24 août à 15:56 | Mandinika (#2986)

    On attend encore notre ami Paul pour la reforme de l’éducation !

    Cette première phrase de ma part est une blague mais ce que j’ai constaté c’est que :

    1. L’enseignement est un boulot de recours pour les jeunes diplômés sans postes et ils ne veulent pas rester dans les campagnes. Donc ce ne sont pas des vrais professionnels de l’éducation qui éxercent le boulot d’instituteurs et institutrices. De ces faits, vous pourriez comprendre la baisse des niveaux (surtout dans les endroits loin des villes).

    2. La couche prolétaire de la population Malagasy, dont j’en fais partie, a des difficultés pour satisfaires leurs besoins basiques (manger, avoir une maison pour vivre, et avoir des vêtement) à cause de l’inadaptation entre salaires et coût de la vie. Ainsi, ce sont enfants qui sont les victimes car les parents n’arrivent plus à couvrir les dépensesrelatives à leurs éducation. Si on ne veut pas sacrifier nos enfants, on devrait entrer dans les prêts des banques et des IMF.

    3. On force tous les enfants à aller dans l’école primaire... mais pratiquement, même les bâtiments des EPPs sont en état lamentable !

    4. La politique pour l’éducation, ça avance mais ça va encore prendre du temps pour avoir des éffets sur la vie. Les enfants entrant en CP actuellement ne participeront pas au développement du pays qu’après une quinzaine d’années, et entre temps personne ne sait qu’est-ce qui va se passer...

    A mon avis, il faut que l’état investit non seulement sur l’amélioration de l’éducation (Je reconnais les efforts déjà entrepris comme le recrutement des enseignants mais ils ne sont pas encore assez !), mais aussi d’encourager les gens à produire afin d’améliorer notre économie. En même temps, nos dirigeants devraient faire une réadaptation des salaires des salariés car il y a des grosses différences entre les hauts-employés, les cadres et les personnels d’appui.

    • 27 août à 10:41 | Mihaino (#1437) répond à Mandinika

      Bonjour MANDINIKA,
      Votre pseudo va de pair avec le mien Mihaino et j’ai apprécié votre réaction .
      Comme j’ai du temps libre le week-end , j’ai lu et analysé l’édito de Sahondra Rabenarivo (que j’aime beaucoup) et les divers commentaires .
      Je voudrai juste insister sur le Marketing bancaire que les banques primaires utilisent pendant cette rentrée scolaire .Tous leurs responsables exposent évidemment leurs stratégies commerciales pour attirer leurs clients : Allègement des formalités , poursuite des offres jusqu’à fin octobre 2017,quelques cadeaux promotionnels, faibles intérêts etc, etc.....Les parents attirés et tentés s’engagent à signer les prêts pour les achats des fournitures (aux prix exorbitants), des habillements ...en se privant et en sacrifiant d’autres dépenses pour la survie de la famille . Ont-ils vraiment pensé à leur capacité de remboursement ??!!N’ont-ils pas mis en garantie leurs biens ? N’ont-ils pas vendu quelques héritages pour la réussite de leurs enfants ??J’admets volontiers que la cible de nos banques reste la classe aisée, moyenne si elle existe encore chez nous ?et non la classe pauvre ni les gens qui vivotent et survivent , qui n’ont pas de compte bancaire, mais qui ont des enfants scolarisés . Il est évident donc que les marchés de nos banques sont très segmentés car « on ne prête qu’aux riches » dit-on .
      Puis , le rôle de l’Etat dans l’Education de nos enfants dans cette misère de plus de 80% de nos compatriotes reste quasi inexistant. Où est la véritable POLITIQUE DE L’EDUCATION ??!!Que font ces différents experts et conseillers auprès du ministre ??
      Enfin, j’ai bien écouté les propositions d’une Association et j’en suis ravi car elle va soumettre au Ministère de l’Education nationale et du Ministère de l’Enseignement supérieur des recommandations pour améliorer et non détériorer tout le système éducatif actuel (formation des créateurs d’entreprise , encourager des initiatives et des innovations entre autres dès la classe secondaire

  • 24 août à 17:55 | tsimahafotsy (#6734)

    Bonjour,
    Je peux comprendre la tristesse de l’éditorialiste, mais au lieu de réagir toujours avec les sentiments ( à la malagasy ? ) pourquoi Madame S. Rabenarivo ne va-t-elle pas au fonds du sujet ?
    Plus que la corruption, la bombe à retardement qui va pulvériser ce qui reste de la Nation malagasy après ce qu’on fait les fozas et les HVM, c’est l’École. La jeunesse malagasy quoi qu’on dise sur elle, se réveillera. Instinct de survie et sentiment d’humiliation et d’exclusion donneront un remake de mai 72 !
    - Pourquoi l’école est-elle un obstacle à la citoyenneté pleine et entière à Madagascar ?
    - Pourquoi l’enseignement à Madagascar n’arrive-t-il pas à réduire les inégalités régionales et sociales ?
    - Pourquoi notre Education nationale alimente-t-elle le tribalisme et le désir de fédéralisme au lieu d’être un creuset de la Nation malagasy ?
    - Pourquoi la scolarisation devient-elle un facteur de déstructuration de la société traditionnelle ?
    - Pourquoi tous ceux qui ont été rejetés de l’Ecole sans avoir pu achever une scolarisation complète éprouvent des difficultés à se réinsérer dans l’univers villageois ?
    - Pourquoi l’ Ecole reste un rêve éveillé qui se brise toujours sur les écueils de la réalité pour 98 % de la jeunesse malagasy ?
    - Pourquoi les chances de réussite à l’école sont plus grandes à Tana qu’en province ?
    - Pourquoi une certaine élite perpétue l’héritage culturel à l’occidentale légitimant un pouvoir soit disant moderne, évolué ?
    - Pourquoi, pour les détenteurs du pouvoir économique et les détenteurs du pouvoir administratif et politique, le développement économique est-il considéré comme la priorité des priorités avant l’Education Nationale ?
    Une partie de la réponse est donnée par l’expert Philippe Hugon :
    « Les responsables politiques choisissent une politique d’enseignement en fonction des valeurs éthiques qui sont les leurs à un moment donné. »
    - Question.
    Quelles sont les valeurs éthiques des Fozas et du HVM actuellement ?
    - Réponse : dans les bois de rose.

    • 24 août à 19:42 | kartell (#8302) répond à tsimahafotsy

      L’enseignement, c’est un peu l’avenir de notre société, au présent !….
      Dans notre société où tout s’achète et se vend, s’obtient et se conquière, sans mérite , ni effort sauf celui de faire partie d’une caste ou d’un clan, l’enseignement n’est plus qu’un parent pauvre et démérité d’une société où les repères, d’autrefois, donnés par le savoir, n’ont plus cours emportés par le tsunami mercanti !….
      Nous avons toujours été attirés par l’ illusion extérieure qui nous a couté notre indépendance économique, pour la politique, on a su se saborder nous-mêmes en bégayant notre histoire jusqu’au bout de la nuit…..
      L’enseignement a subi trop d’outrages, de soumissions, d’insuffisances pour qu’il puisse survivre à tant d’attaques en devenant, aujourd’hui, une coquille presque vide qui laisse des espoirs qu’aux meilleurs de nos élèves !…
      Notre copier/coller de l’extérieur est devenu notre obsession, une addiction mettant en retrait définitif nos valeurs d’autrefois, jugés trop archaïques pour constituer encore, notre ligne d’horizon convenable emportée par une mondialisation, uniforme !....
      Nous sommes en train de récolter les fruits amers de cette quête infernale, dont l’enseignement constitue l’un des signes avant-coureurs, qui n’inquiète pas en haut-lieu, bien au contraire !….
      Vous avez justement posé la base de cet échec sans que nous sachions jusqu’où cette spirale infernale pourrait aller, seule l’inquiétude reste légitime tandis que ceux qui en tirent les ficelles d’aujourd’hui et de demain ne semblent nullement inquiets car ils sont les seuls bénéficiaires de cet état des lieux !….
      La pauvreté des esprits est en train d’accompagner celle du quotidien dans un mimétisme qui devrait nous faire réfléchir, encore faudrait-il en avoir la possibilité ?….

    • 24 août à 21:31 | tsimahafotsy (#6734) répond à tsimahafotsy

      Bonjour Kartell,
      le francophone que je suis, se pose toujours la question :
      - est-ce le complexe d’infériorité, ou l’ignorance, ou l’égoïsme ou le désir de plaire ou de singer, copier-coller les « autres » qui ont fait que nous n’avons pas su réserver et préserver la langue malagasy pour l’éveil à la fierté d’être malagasy , pour l’affinement de l’unité et de l’intelligence nationales ?
      - Pourquoi est-il si difficile d’enraciner et d’approfondir la culture malagasy alors que c’est le meilleur moyen de développer la créativité des jeunes malagasy ? Il n’y a qu’à voir ce que font les Japonais, les Coréens, les Chinois avec leur culture pour se développer.
      A Madagascar, il y a deux malédictions.
      1° la malédiction des ray-aman-dreny.
      2° la malédiction des ressources naturelles.
      - Dans la première malédiction, tout personne détenant un symbole du pouvoir politique, et/ou économique, et/ou religieuse devient un ray-aman-dreny, un intouchable, non-critiquable dans la tradition malagasy. Un « citoyen malagasy » lambda ne peut exiger la transparence et demander des comptes à un ray-aman-dreny. C’est contraire au savoir-vivre et coutume malagasy.
      - La « malédiction des ressources naturelles » veut qu’un pays pauvre et autocratique riche en ressources naturelles ne se développe pas en proportion de ses ressources, dixit Bhattacharay & Hodler. Elles constituent une rente et donc un enjeu de pouvoir au profit exclusif de sa classe dirigeante. La population en est exclue. Et qui dit classe dirigeante à Madagascar, dit ray-aman -dreny réfractaires à tout changement qui risque de faire perdre leurs privilèges. Et avec leurs alliés, les spéculateurs, les rentiers les opérateurs économiques archaïques ( les grandes familles Merina et la communauté karana) ils font barrage à la montée des nouvelles générations instruites et éduquées.
      Qui sont aux commandes des banques ?
      Qui sont les grossistes en fournitures scolaires ?
      Si vous connaissez la réponse, vous avez l’ombre d’une possible solution aux problèmes de l’Ecole à Madagascar.

    • 25 août à 14:38 | dafily (#9983) répond à tsimahafotsy

      LE sujet, le vrai squelette d’une nation en phase d’accomplissement passe d’abord par l’éducation, nous tous ici le savons et ne cessions de le clamer.

      Les questions successives que vous posez tous ici (tsimahafotsy, kartell, et les autres), ne trouveront pas réponses auprès de nos tenants actuels ni futurs, si le grand chambardement des consciences et des mentalités ne sera au rencard. L’amorce qui a été faite il y a une dizaine d’année pour essayer, peut-être pas d’inverser la courbe descendante, mais au moins de donner la possibilité au plus grand nombre d’accéder à l’enseignement par des mesures assez significatives, a été flouée, bafouée et jetée aux orties de l’oubli par nos revanchards de politiciens qui se nombrilisent à tours de vestes !

      Entièrement d’accord sur le constat du niveau de nos enfants aujourd’hui, et la France n’est pas en reste, les petits français sont aussi à la remorque et cela perdure (si on les compare aux autres enfants européens) car l’inadéquation et une certaine sclérose de leur système scolaire ne savent pas servir au mieux les apprenants. Pourtant, beaucoup de malagasys ici sur le site sont plus ou moins issus du cursus scolaire hérité de l’ancien colon : que ce soit l’enseignement en français dans bcp d’écoles de l’époque, ou celui de la malgachisation qui s’en est suivie, nous avions encore de vraies bases pour continuer notre recherche du savoir, quelle qu’elle soit. Bien que la malgachisation a plutôt décalé une partie des potaches de l’époque par rapport à ce qu’il fallait enseigner intrinsèquement.

      Le vrai questionnement réside dans l’éducation de tous, et surtout pour quoi. Quoiqu’on affirme, c’est à une « bonne » école qu’on acquiert les bases d’une sociabilité, du vivre ensemble, de l’égalité et d’un début de conscientisation. Quand je dis « bonne », je ne parle pas d’une école de renom, je qualifie de « bonne », une école qui sait remettre le savoir avant tout, la discipline et la conscience à la place qu’ils devraient avoir dans l’enseignement. A Cuba par exemple, pays moribond dans bien des secteurs, sauf dans l’enseignement et le sport, consacre 13% de son budget à l’éducation et ses résultats sont plus que flatteurs. Nos situations ne sont peut-être pas comparables économiquement, mais un pays mis au ban des nations dont l’enfermement économique l’a affaibli, s’en sort avec les honneurs en matière d’éducation dont le sport est un corollaire indiscutable. Pourquoi ? Tout simplement parce que les dirigeants cubains sont conscients que le développement de leur pays passe par l’inclusion du plus grand nombre et José Marti a dit : « être cultivé pour être libre ». Dans ce pays-là, du jardin d’enfants à la fac, l’enseignement est gratuit, comme on peut le citer aussi en France, mais pas pour les mêmes résultats pourtant. Je ne fais pas parti du tout d’un fan-club du Leader Maximo, mais je cite ce pays qui n’étant pas doté d’une puissance économique significative, est depuis au moins une vingtaine d’année à l’honneur en matière d’éducation. Et Cuba remonte doucement la pente, et le fera surement avec son peuple uniquement.

      La vision de leurs dirigeants est avant tout une analyse de leur situation, de leur environnement, et de ce qu’il peuvent et doivent faire pour améliorer la situation de leur pays, en sachant que la construction de leur futur doit passer par l’éducation et l’enseignement. Et Cuba remonte doucement la pente, et le fera surement avec son peuple uniquement. Ils ont appris malgré tout à se débrouiller tout seul, sans FMI ou autres chaperons maléfiques qui ne pensent qu’à inoculer un vaccin dont eux seuls connaissent la maladie qu’il guérit. Un exemple comme un autre, mais qui a l’importance de reposer sur une fierté nationale, des ses valeurs propres et qui n’est pas encline au copier-coller qu’on retrouve souvent hélas, dans des pays comme le notre. Et pourtant ouvert sur le monde : être fier d’être ce qu’on est, ne veut pas dire fermé aux autres, au contraire. Se savoir mieux conduit à une meilleur compréhension des « autres ». Et de savoir où on va et ce qu’on y fait. C’est limpide.

    • 25 août à 15:00 | takaka (#8449) répond à tsimahafotsy

      Pas mal. Je vais ajouter que le népotisme subordonné de la corruption fait que Dago a une éducation des plus merdiques. Certaines filières universitaires, et elles sont nombreuses, vous offrent des universitaires, qui ont terminé le second cycle, incapables de rédiger. Je me demande bien comment de tels enseignants se permettent d’offrir des diplômes à de tels étudiants. Et le hic, c’est de trouver des Instituts qui octroient des formations sans professeurs adéquats.
      Ce phénomène qui prévale à Dago, existe dans de nombreux pays africains en guerre civile : ex Zaïre, etc.

    • 25 août à 16:42 | tsimahafotsy (#6734) répond à tsimahafotsy

      Bonjour dafily et takaka,
      Merci de m’avoir lu et d’avoir réagi à ma contribution.
      Bien que n’étant pas spécialiste de la chose, je suis de ceux qui pensent que l’Ecole est le SUJET vital, la question la plus importante pour le devenir de la nation malagasy. Tout le reste, Constitution, Développement économique, Démocratie, liberté civique, liberté de la presse ne sont que des pipis de chat tant qu’on aura pas fait la révolution sur l’école, sur l’idée de ce que nous Malagasy, ce qu’est un Etat libre et souverain.
      Libre et souverain, nous ne le sommes plus depuis 1896, parce qu’une « certaine élite malagasy » archaïque et féodale perpétue de façon sournoise et mafieuse l’oppression économique, sociale et culturelle.
      Si l’école est le moyen de s’élever socialement, pourquoi 90% de Malagasy depuis plusieurs générations vivent en-dessous du seuil de pauvreté ?
      Pourquoi la bourgeoisie merina, les politiciens et les opérateurs économiques karana et autres qui s’enrichissent par l’économie de traite et de rente se bousculent pour envoyer leurs enfants dans les très chères écoles françaises et les prestigieux et très chers collèges catholiques ?
      Parce qu’ils se f.outent complètement de la défense et de l’illustration de la culture et de la civilisation malagasy. Ils perpétuent un système d’Éducation qui avantage leurs progénitures, garantit leur privilège et leur système de domination.
      Comment les déloger et faire cette révolution des mentalités que vous appelez ?
      Je ne suis aucunement un séide de R8, mais tout le monde a bien vu ce qu’ont fait tous les opérateurs économiques dinosaures et les militaires ( un état dans un état ) quand il a voulu défaire le système ancien.
      Les Cubains malgré le blocus et toutes les propagandes occidentaux, ont 100% de taux de scolarisation et leur système de santé marche bien. Ils ont la fierté d’être cubain, de la dignité et ils ne passent pas leur temps à mendier auprès de la C.I et ils ne vivent pas au crochet des ONG humanitaires.
      Ceci ne veut pas dire que je suis un castriste !

    • 25 août à 18:34 | zanadralambo (#7305) répond à tsimahafotsy

      Quand j’ai vu que le sujet de l’édito était l’enseignement, votre dada, je savais qu’on aurait le plaisir de vous lire. J’ai quelques réflexions à soumettre, moi aussi, le temps de les rédiger.
      A part ça, très cher ? Vous avez fait la connaissance d’un nouveau, je vois. Dafily nous fait l’honneur de participer à nos discussions et ma foi, il est bon, voire très bon, ça nous change des absurdités d’Atavisme et d’Isandra. Bienvenue donc à Dafily …et bon retour à l’ami Tsimahafotsy.

    • 25 août à 21:13 | tsimahafotsy (#6734) répond à tsimahafotsy

      Bonjour Zanadralambo,
      heureux aussi de vous revoir sur MT.
      Oui depuis le début de la semaine, je jette un coup d’œil sur MT et je parcours rapidement les articles. Et je vois des contributions qui me changent du trio infernal que vous avez cité ! lol !
      L’édito de cette semaine, je ne pouvais pas laisser passer sans mettre mon petit grain de sel !
      Au plaisir de vous lire et bon courage pour la rentrée. Moi, j’ai encore 4 jours avant de reprendre le taf.

    • 27 août à 11:36 | kartell (#8302) répond à tsimahafotsy

      En choisissant le copier/coller, notre société a choisi la solution de facilité en évitant de se remettre en question, phénomène permanent dés qu’il s’agit de bousculer nos idées reçues en les « rafraîchissant » !…
      Refuser la discussion, dés lors, où cela permettrait à notre culturel d’évoluer, apparaît comme impensable voir impossible, à ce jour !…
      On intègre avec facilité l’aspect matériel du monde nouveau mais on refuse d’en modifier nos aprioris culturels aboutissant à une évolution bancale de notre société …
      Nous avons un pied dans le XXI siècle et l’autre dans le XVIII siècle, difficile, dès lors, de faire une quelconque liaison (incompatible), entre ces deux pôles !…
      Nous vivons dans une modernité matérielle mais baignée dans un « archaïsme » culturel, l’évolution est ainsi bloquée, laissant apparaître nos contradictions flagrantes pour vivre une société moderne …
      Nous sommes plongés dans une impossibilité totale à trouver le bon tempo, préférant confier les clés de notre destin, aux partisans, profiteurs, de ce statuquo et c’est là que se situe notre problème majeur, me semble-t-il !...

    • 27 août à 21:09 | vatomena (#8391) répond à tsimahafotsy

      @ Kartel —’’Nous avons un pied dans le XXI siècle et l’autre dans le XVIII siècle, difficile, dès lors, de faire une quelconque liaison (incompatible), entre ces deux pôles "— tres juste : !
      Mao disait déjà à son peuple : Nous devons avancer sur nos deux jambes . Chez nous ,on traine les jambes.

    • 27 août à 21:20 | vatomena (#8391) répond à tsimahafotsy

      ’’La malédiction des ressources naturelles « -Il faut toujours avoir en tete que les ressources naturelles finissent par s »épuiser .La grande Amérique en a donné l’exemple . Combien de villes nées hativement de l’exploitation d’une mine sont aujourd’hui désertées . Elles sont devenues des villes fantomes : ’’ghost town ’’

  • 24 août à 19:12 | Rabernary (#9996)

    Bonjour,
    Je ne parlerai pas de la baisse du niveau de l’enseignement à Madagascar depuis des années, ni des conditions de l’enseignement en général ... Mais l’article de Sahondra Rabenarivo interpelle fortement.

    1 300 000 FMG, oui, un million trois, pour l’inscription en classe de troisième ! Que ce soit dans le public (CEG) ou dans le privé (confessionnel). Je n’y ai tellement pas crû, que j’ai demandé à voir la liste des « fournitures » : 20 cahiers de 200 pages grand format ; 14 cahiers de 100 pages ; plus les stylos de 4 couleurs, la blouse, etc. Et tout cela à payer au moment de la réinscription - fin juillet.
    - « Mais comment avez-vous fait depuis ? »ai-je demandé. On souscrit un « prêt rentrée »...pour ceux dont l’employeur veut bien (ou peut), sinon, demande auprès de la banque..Un enfant a perdu une année car la mère n’a pas trouvé l’argent pour son inscription (c’était l’année d’avant).
    Alors, autant de cahiers...Je n’aurais jamais été au lycée à mon époque ! Impossible ! ! !

    QUI importe les fournitures scolaires ? QUI impose autant de contraintes aux familles ? Et on parle démocratisation de l’enseignement ? Et la fameuse « gratuité » de l’enseignement ? Et qu’en pense notre ministre de l’enseignement et non moins sociologue ? Est-il au courant ?

    • 24 août à 19:17 | Rabernary (#9996) répond à Rabernary

      Au fait, quel est le montant du salaire minimum actuellement ? ? ? N’est-ce pas 650 000 FMG ou un peu plus ? Euh, quant au salaire MOYEN à Tana (je ne parle pas des communes rurales !), je n’ose pas en parler par pudeur !

  • 24 août à 21:12 | takaka (#8449)

    Incredible ! What’s wrong ?
    Une équerre et un compas ! Je vous prie de m’excuser mais la technologie a beaucoup évolué. Et bien sûr les méthodes didactiques aussi. On potasse surtout avec les techniques géométriques et l’utilisation des principes didacticiels pour inculquer le savoir faire chez l’apprenant. De l’eau a coulé sous le pont !
    En Allemagne, dans les écoles primaires, le développement des arts par les jeux didactiques a fait que la société allemande devient gagnante. C’est rare de voir des entreprises allemandes en faillite : leurs progénitures sont bien formées dès la base.
    Savez-vous qu’on utilise maintenant les symboles d’inégalités mathématiques en T1 ?
    Je vais résumer : l’éducation ne sera jamais égale pour un broussard, un citadin, un enfant d’un pays riche et celui d’un pays pauvre.
    L’éducation est un investissement sûr pour le long terme, plus que les finances publiques et privées.

    • 27 août à 18:47 | dafily (#9983) répond à takaka

      bjr elena and co...

      content de vous savoir encore là ! il ne se passe pas grand chose d’agréable depuis le fatras des orangistes, las ! nous avions espéré tous un sursaut de la part des « nouvelles têtes », que nenni... Et j’ai volontairement mis entre parenthèses mon regard pour le garder le plus objectif possible, et pour constater aujourd’hui que c’est plutôt : « arrière toute ! »

      la traversée du désert nous a habitué à l’économie, sans crier gare nous sommes devenus des formats pingres, avares, petits-bras et à vue courte... et calculateurs si ce n’est manipulateurs. Si nos politocards en sont l’exemple parfait, ils ne sont hélas qu’une partie de l’iceberg, notre société a durablement tourné sa veste pour le côté obscur de la force. Comment ne pas se sentir perdu dans ce dédale foutraque qui nous entraîne sur la mousse glissante des pavés de l’enfer de la violence ? Nous avons cette violence dans notre société actuelle qui est légitimée par la paupérisation constante et la perte conséquente de repères : c’est en tout cas le constat que je fais dans la tête de mes compatriotes, nous ne savons plus ni quoi ou comment excuser, pardonner ou justifier des actes d’une violence devenue banale. La survie a engendré une implosion qui a été fatale au pouls de notre pays, et l’urgence de « défibriller » n’est hélas pas à la portée du cerveau de nos tenants... Pas besoin d’avoir été jusqu’à bac+4 pour le comprendre pourtant, puisque c’est le sujet du jour !

  • 25 août à 00:21 | diego (#531)

    Bonjour,

    On peut parler de tout, et pourquoi pas l’Éducation.

    Mais à Madagascar, on parle de tout, sauf les choses importantes et les plus graves. Pour 70% de la population, le moins éduqué, cela se comprend et excusable, mais pour la classe moyenne, supposée un peu mieux éduquée et la classe suppérieux qui constitue la classe dirigeante, c’est plutôt inquiétant et troublant de constater qu’elles sont aussi peu éduquées en fait.

    Qu’est-ce qui permet de le dire ?

    Écoutez, Madagascar est parmi les 25 pays les plus pauvres de la planète. Ne le sait-on pas encore ?

    Madagascar occupe la 5e dernière place, avec un PIB de 9 milliards/an et avec un PIB d’à peine 400 dollars/an pour une population de 22-24 millions d’âmes.

    Comment faut-il expliquer alors que quand on a un pays pauvre, les dotations de l’État seraient aussi pauvres, si État existait ?

    Comment faut-il faire comprendre à la classe dirigeante, que tant que l’État et les Institutions sont aussi faibles, fragiles, voir inexistant, la pauvreté dans le pays continuera certainement à s’aggraver.

    Seuls l’État et les Institutions qui peuvent conduire et financer des reformes et des projets sociétaux aussi couteux comme l’Énseignement, la Santé, l’Énergie, les Infrastructures ou encore la Sécurité et l’Environnement, etc...

    Si on ne le savait pas tout cela à Madagscar, il faudrait l’apprendre et l’apprendre à la jeunesse malgache pour faire l’économie des âneries dans le milieu politique et au sein de la classe dirigeante.

    Le pays sortirait petit à petit de la pauvreté le moment où la classe dirigeante décide de faire exister et renforcer l’État et les Institutions et faire respecter les lois dans le pays....

    • 25 août à 15:06 | dafily (#9983) répond à diego

      mbola tsara diego é,

      l’égalité commence par l’école... Si on commence par niveler la population par l’accés à la connaissance, on se tire une balle dans le pied. Le pays s’est carrément mitraillé la guibole depuis 35 ans, et comme par hasard, la courbe de l’alphabétisation a suivie celle du déclin de ce pays dans bien des domaines.

      Une densité forte de citoyens « éduqués » empêchera toujours le moindre imbécile de prendre ses congénères pour des canards sauvages ! Et le moyen d’y parvenir, est celui d’être passé un peu à l’école, celle où on acquiert un peu de règles, c’est un début ! quant à la qualité de ce qui est enseigné, ne jetons pas nos enseignements avec l’eau du bain, remercions déjà qu’il y en ait. Faut avoir la foi ou rien d’autre à se mettre sous la dent pour faire ce métier à Dago, alors être instits ou profs par défaut ? Oui pour certains plutôt 2 fois qu’une. Mais on a plus ou moins connus des « métiers par défauts » dans notre chère ile, non vous auriez oublié ?

      Vous semblez remettre à chaque fois la prépondérance d’un état fort qui sache tout entreprendre diégo, mais un état aux mains de bricoleurs ou de br...eurs de cette sorte, quel état voulez-vous qu’on ait ? Et tordre le cou à cette mentalité qu’une personne investie du moindre pouvoir doit être considérée comme raiamandreny comme l’a dit un (e) forumiste ici, doit être une priorité dans la tête des gens ! ça suffit avec ces valeurs rétrogrades et suicidaires... Ces foutus raimandrenys justement s’en donnent à coeur-joie à noyer leur progéniture dans tout un flot de problèmes insondables ! basta éé, basy eky zegny !!

    • 26 août à 08:09 | Gérard (#7761) répond à diego

      @dafily

      « l’égalité commence par l’école », certes

      mais il faudra toujours des gardiens de zebu, des chauffeurs de taxi , des ingénieurs et des enseignants chercheurs, égalité impossible donc , c’est pourquoi on ne peut parler, dans le meilleurs des cas, que d’égalité des chances....

      tiens, à ce sujet, pourriez vous me dire pourquoi les enfants de hauts personnages de l’état sont au LFT (lycée français de tana)

    • 26 août à 17:25 | dafily (#9983) répond à diego

      Bjr Gérard,

      nonobstant l’énumération des divers métiers que vous donnez, vous avez bien compris mon message : l’égalité devant la vie commence par la connaissance, du moins un début. Le système le plus primaire d’une société quelconque commence par la sociabilité qu’on apprend déjà tout petit à l’école. L’être humain est un animal sociable, et en cela, il comprend le pourquoi des règles, une école sert déja à ça, ensuite on apprend le « reste ». Une société qui produit des métiers par défaut, est une société ratée et instable, et l’instruction est un des facteurs non seulement d’une productivité, mais en corollaire, de stabilité, même si on peut relativiser cette théorie. On aura toujours des chauffeurs de taxi ou des mécanos de bords de route, ou des bouviers et alors ? Mais en ayant fréquenté déjà l’école, ils arrêteront de gober ceux qui les font prendre des vessies pour des halogènes !

      Vous demandez pourquoi « nos élites » scolarisent leurs enfants au LF ? Celà ne date pas d’aujourd’hui : du temps de Radidy déja, les membres de sa nomenklatura, envoyaient leurs enfants dans ce type d’établissement (il était à Ambatoroka à l’époque) ou sinon dans ceux de renom de l’époque comme St Michel, ESCA ou autres... Et là je vais me fâcher avec certains peut-être ici, mais je dis ceci :
      « le système radidien a été l’échafaud pour toute une génération, je vous dis pourquoi. Ce système concocté par nos »cerveaux fumants« de l’époque ne voulait pas produire ni d’élite, et encore moins d’intellectuels : la malgachisation en était le principal outil de destructuration massive, sous couvert de nationalisme... déplacé. Rendons-nous compte qu’à cette époque, partout ou une certaine élite d’intellectuels s’est constituée, elle s’est souvent avérée devenir un danger pour le pouvoir en place. Saper l’instruction et saborder ce qui existait déjà, a été une des clés du pouvoirs radidien. Il ne fallait surtout pas permettre au plus grand nombre d’acquérir un niveau d’instruction élevé, puisqu’il est admis qu’un ensemble de bétas plus ou moins analphabètes sera toujours plus malléable et docile qu’un autre ensemble d’alphas non seulement bien alphabétisés mais de plus instruits et doués d’une réflexion constante : nos soixantedouzards en étaient les exemples les plus frappants. Tiens au fait, d’ailleurs le Grand Timonier d’Ambodiatafana était lui-même un produit de ce vivier de »sachants« , mais issu des anciennes colonies (sorti de StCyr et sans cirer de pompes svp), et ayant acquis le pouvoir suprême par des moyens sinon occultes, en tous cas obscurs, avec tout ce savoir qu’il lui a été permis de concentrer dans sa grosse tronche de »révolutionnaire« , il était au fait de tout basculement de pouvoir (ah, l’instruction n’est pas toujours pavée de bonnes intention, surtout si elle flirte avec le marxisme) ! drôle de hasard, non ? Monsieur l’amiral des lacs de crocodiles l’a bien compris, et il entreprit de commencer par faire du vide, autour de lui (on rappelle le crash du priminister de l’époque feu Rakotomalala entre autres), au sein d’une certaine »élite« (ceux qui se souvienne de la DGID sauront apprécier) et par aboutissement du processus, dans la tête de la populace en la muselant à travers une éducation tronquée et castratrice par la malgachisation et l’assimilation de la »bible« du pouvoir : le boky mena de l’époque ! Voila un aperçu non exhaustif des ces années grises qui nous ont façonné avec plus de noir dans l’esprit et des bleus à l’âme. »

    • 26 août à 23:05 | Gérard (#7761) répond à diego

      @dafily

      CQFD.......

      «  »l’être humain est un animal social «  », dites vous, j’ajouterai que parce que plus maladroit que tout autre mammifère à la naissance, il ne vaut que par ses capacités d’ apprentissage, même pour marcher, il lui faut apprendre

      ce qui rend évident la nécessite d’un tronc commun d’apprentissage de base pour tout individu, que son destin soit de devenir gardien de zébu ou président de la république ! mais aussi qu’il soit Malgache, Français, ou chinois !

      tout comme l’éradication de la corruption, il s’agit là d’un idéal inatteignable mais vers lequel nous pouvons tendre modestement, chacun d’entre nous , par nos actes et nos choix politiques

    • 27 août à 15:35 | elena (#3066) répond à diego

      Bonjour Da Fily,
      Bon retour parmi nous !!!
      Juste une petite précision : Didier Ignace n’a jamais fait St Cyr, il sort de l’Ecole Navale, mais bon maintenant, il y a prescription et nous n’en avons plus rien à cirer, n’est-il pas ?

  • 25 août à 19:16 | ratiarivelo (#131)

    Akory enao Dafily !!!! Tsy ho lava resaka aho LEROA, fa hafa dia hafa ny toe-tsain’ny« KUBA » raha ampitovina @ny antsika MALAGASY !! isika be-progr***fa izay tokony havita POTEHINA**** ny antony ORY HAVA-MANANA****ankehitiny inona no miseho : mi-gesta,manitsana sy ny sisa sy ny sisa.........dia izao no vokany Mahereza ! LEROA samy tsara e !

  • 26 août à 00:28 | zanadralambo (#7305)

    J’aurais pu intervenir dans un article parallèle qui sort ce jour, mais je préfère apporter ma contribution à l’édito de Sahondra Rabenarivo…dont le joli sourire, j’avoue, ne me laisse pas insensible.
    J’en viens au sujet. Comme tant de domaines, l’enseignement est en faillite à Mada. Un autre héritage de la politique criminelle d’un capitaine des crevettes qui nous avait vendu du vent. Il avait tout nivelé par le bas, on en paie aujourd’hui, plus que jamais , le prix. La jeunesse qu’il avait voulu biberonner à la sauce soviétique a perdu depuis ses repères, le bac qu’on présente souvent comme le passeport vers la vraie connaissance n’est plus, à la limite, qu’une feuille de chou qu’on achète comme un vulgaire permis de conduire dans les sobika du marché d’Analakely .J’exagère à peine…Pour preuve de ce que j’avance, j’ en ai parlé plus d’une fois ici, je me rappelle la honte que j’éprouvais quand, à l’époque, j’allais voir les notes des étudiants malgaches de 1ère année de la fac de droit et des lettres d’Aix-en-Provence (il parait que Rambo y a usé le fond de quelques pantalons, LOL). C’était pire que la bérézina, c’était tout simplement Waterloo. Quand je voyais ces notes qui ne dépassaient pas les 2 ou 3/20 , je pleurais, en mon for intérieur, de rage, de désespoir…C’est là que naquit, en moi, cette haine du socialisme et de sa démagogie !!! Des gens comme le Professeur Cadoux (que je salue bien bas s’il lit MT), une ancienne éminence de l’EESDEGS, étaient tout simplement catastrophés. Les étudiants malgaches, crème de « l’outre-mer » avant 1972, étaient devenus des cancres. Je ne sais pas si la situation s’est vraiment améliorée depuis, les quelques échos que j’ai tendent à confirmer un déclin qui ne s’explique pas autrement que par cette malgachisation forcenée, non réfléchie, prônée et mise en œuvre par les idéologues de mai 72. Mai 72 qui a permis l’avènement de l’affreux de 75…mai 72, le début de notre fin.

  • 26 août à 06:16 | plus qu’hier et moins que demain (#6149)

    Assalaamo alaikoum

    Après plusieurs tentatives, l’auteur a mis la barre très haute avec ses INTERPELLATIOS justes et sans équivoques : Merci Mme Sahondra Rabenarivo.
    Malheureusement tous les intervenants se sont contentés de faire l’apprenti sorcier en posant beaucoup de question, en désignant un coupable et en enfonçant encore et toujours le clous dans la plaie ouverte de notre éducation nationale par des comparaisons sans raison d’être.
    Alors que le pays et sa population attendent des SOLUTIONS PRAGMATIQUES de la part des élites et de ceux qui se croient mieux éduqués que leurs successeurs.
    Tant que l’éducation nationale reste un objectif voire une vitrine mais pas un moyen, des outils au service du développement comme dans les pays qui se sont développés et éventuellement dans les pays sous embargo (Cuba,Iran et Corée du Nord),nous serons toujours à la traîne : Mpanenjika toujours afara.
    On ne développe pas le pays mais on essaie toujours de courrir derrière.

  • 26 août à 12:22 | Ibalitakely (#9342)

    N’ayant pu trouver où l’écrire ce texte, je me suis permis de squatter ce rubrique & merci de m’y avoir autoriser.
    À Charly India,
    Je ne peux me retenir de t’écrire, car hélas Charly India quand tu nous tiens. Surtout que cette Foxalpha que tu couvres sous ton aile ne cesse de tirer les ficelles dans une grande partie de l’Afrique. Oui Charly India, juste avant 2009 à Madagasikara que tu connais très bien, rien que des supputat° quant aux achats de Boeing 737 dénommés force one & force two ou aux ventes de terrain à un certain Daewoo juste pour cultiver, & dont les premiers [Boeing] ce que le président en ce temps avait aidé l’État en payant lui-même de sa poche la moitié de ces appareils. Ceci contrairement aux achats de deux Airbus A340 vieux de plus de quinze ans, & qu’actuellement l’un d’eux n’est plus dispo, & de huit hélicoptères qui n’ont jamais servi pour notre pays, ou encore aux ventes de terrains aux Chinois tel à Soalala dont le sous-sol malagasy ne se recyclerait point. Mais en 2008 tu as quand même sanctionné tous les Malagasy par un seul son de cloche. Mais que maintenant avec ce régime hvm qui bafoue tout y compris le droit de l’homme, avec le manque de transparence, la corrupt°, l’insécurité [tu connais notre rang mondial respectif à propos de tout cela, depuis 2009 à ce jour 26/07/2017]. Charly India tout ce que nous Malagasy te demandons actuellement c’est de lâcher un peu nos baskets, & SURTOUT de dire à Foxalpha de bien se tenir tranquille. On peut tjrs rester amis sans hypocrisie & de revoir quant à nos relat° futures./. Ibal’, 26 aoùt 2017.

    • 26 août à 13:10 | atavisme premium (#9437) répond à Ibalitakely

      La culture du bouc émissaire a encore de beaux jours devant elle !
      Le « c’est pas nous m’sieur » ,ce sont les zétranzés qui sont responsables de tout à Madagascar ne m’étonne pas sous les écrits du pseudo « petit » Ibalita.
      Il appartient aux club des éduqués castrés qui sont en grande partie responsable du fiasco Malgache .
      Ils viennent ici pleurer toutes les larmes de leur corps pour leur propres inconséquence et fatuité .
      Nombreux ils sont, alors que ce sont des nuls, des eunuques de la volonté,a venir stipendier le vazaha ,la CI ,etc,etc.
      Pauvres nazes

    • 26 août à 17:11 | takaka (#8449) répond à Ibalitakely

      Elle est jolie la parabole. C’est un bon sujet d’ économie politique. C’est un plaisir de vous lire !

    • 28 août à 14:21 | Ibalitakely (#9342) répond à Ibalitakely

      Salut Takaka,
      Votre pseudo me rappelle bcp un de mes amis qui est parti vivre avec sa famille à Grenoble, il aimait bien le répéter [atchoum, qui a éternué !!] ! Tsetsatsetsa tsy haritra iny. Mais si nous reparlions de la vie politique à Madagasikara la plupart de nos politiciens, s’ils le sont vraiment, ont été façonnés depuis belle lurette pour être des carnivo-carnassiers [tsy mifidy arapaka], qui n’hésitent point à sauter sur n’importe quoi n’importe quand pourvu que ce ne sont pas eux-mêmes la bouftance. & pauvre de nous c’est ce dont Charly India en profite avec Foxalpha dans ses jambes. Une quest° « qui s’assoit » : est-ce que Charly India peut-être audité par des pays qu’il chapeaute où les observat°, les remarques & autres recommandat°, pour ne pas dire ordres tout court, ne sont qu’à sens unique [teny milatsaka].

    • 28 août à 14:32 | takaka (#8449) répond à Ibalitakely

      Salut. J’étais jamais à Grenoble.
      Mais votre parabole est digne des enseignements de grands auteurs. Elle est à la fois simple et philosophique. Ça veut dire que selon le niveau intello du lecteur, le sens interprété est toujours valable. Et j’ai vu dans votre parabole à la fois un sujet de BEPC et un sujet d’agrégation. Et ça fait plaisir.
      NB.
      Dommage que Babah le sulfureux n’est pas là.

  • 29 août à 08:19 | lysnorine (#9752)

    @ Ibalitakely-28 août à 14:21
    « Mais si nous reparlions de la vie politique à Madagasikara la plupart de nos POLITICIENS , s’ils le sont vraiment, ont été FAÇONNÉS depuis belle lurette pour être des carnivo-carnassiers [TSY MIFIDY ARAPAKA ] qui n’hésitent point à sauter sur n’importe quoi n’importe quand [...] »

    Ohatra iray mandrava tsara izany izao fangalaram-bola nitranga tao amin’ny ministeran’ny fampianarana, nataon’ny ministra sy ny ngezalahy mpiara-miasa taminy :

    Détournement de fonds au MEN – Razafimanazato devant la justice avec trois directeurs
    L’Express de Madagascar - Edition du 3 juillet 2014

    Incriminé dans un DÉTOURNEMENT de QUATRE MILLIARDS D’ARIARY, l’ancien ministre Julien RAZAFIMANAZATO a été déféré au parquet hier, avec trois des ses proches collaborateurs. Les faits remontent à 2009.

    L’ancien ministre de l’Éducation Nationale, Julien Razafimanazato, se retrouve cloué au pilori avec TRENTE-TROIS autres prévenus. Un détournement de fonds, s’élevant à quatre milliards d’ariary, MIS À NU PAR L’INSPECTION GÉNÉRALE DE L’ÉTAT dans le courant de l’année 2009, est remonté à la surface au terme de vingt mois d’enquête. Des déblocages de fonds passant outre les procédures légales, ont ouvert la boîte de Pandore.

    Hier, l’ancien numéro un de l’Éducation nationale a été traduit devant le parquet du tribunal, à Anosy, avec Ratsimandresy Aristide, son ancien DIRECTEUR GÉNÉRAL de l’Éducation fondamentale et de l’Alphabétisation, Bruno Solozandry DIRECTEUR de la CNAPMAD à l’époque et Marc Tsitivotry, DIRECTEUR ADMINISTRATIF ET FINANCIER du ministère de l’Education Nationale (MEN) au cours de ce premier gouvernement transitoire. Seul ce dernier a été placé sous mandat de dépôt à la maison centrale d’Antanimora aux termes des auditions.

    La direction de la législation et du contentieux auprès de la Primature a engagé les poursuites judiciaires, après que l’inspection générale de l’Etat a découvert le pot-aux-roses. Du coup, la police économique a été lâchée contre les TRENTE-CINQ incriminés.

    DÉPENSES FANTÔMES

    Ces quatre milliards d’ariary qui provoquent un séisme au MEN, étaient censés S’AJOUTER AU BUDGET ALLOUÉ AUX EXAMENS du CEPE et du BEPC, et à la dotation de KITS scolaires dans le primaire. Alors que la loi en vigueur stipule que seule la trésorerie publique est habilitée à administrer les fonds d’un pareil organisme public, ceux qui tiraient les ficelles derrière ces magouilles ont CRÉÉ un SOUS-COMPTE BANCAIRE au nom de la CNAPMAD. Par des moyens qui laissent rêveur, ils ont réussi à y virer cette somme colossale.

    De source policière, une infime partie de l’argent a été effectivement assignée aux examens officiels et aux kits scolaires. En effectuant des vérifications, l’inspection générale de l’État a toutefois décelé, que le reste a été brûlé dans du carburant, des achats de véhicules et divers travaux. Des faits encore plus aberrants ont été dans la foulée portés au grand jour.

    À la lumière des enquêtes préliminaires, les acquisitions d’appareils à usage domestique à l’instar de frigidaires, ont été effectuées, et MÊME DES PARTICULIERS ONT FAIT DES RETRAITS AU MOYEN DE CHÈQUES. Ces dépenses ne sont pas de surcroît, inscrites dans le journal de comptabilité de la CNAPMAD, de source de la police économique.

    De ce fait, l’étau s’est resserré autour des suspects. Hier, les TRENTE CINQ prévenus ont été soumis à un feu roulant de questions jusqu’à des heures tardives de la nuit, aux alentours de 22 heures.
    Seth Andriamarohasina

    http://www.lexpressmada.com/blog/actualites/detournement-de-fonds-au-men-razafimanazato-devant-la-justice-avec-trois-directeurs-13375
    NB : Efa nokosehan’ny « Express de Madagascar » io rohy io ! Ato no azo amakiana azy :
    http://madapalmaresdescandidats2013.blogspot.ca/2013/10/julien-razafimanazato.html

    • 29 août à 16:36 | lysnorine (#9752) répond à lysnorine

      fanitsiana : Ohatra iray MANDRAVAKA [fa tsy mandrava !] tsara izany izao fangalaram-bola nitranga....

    • 31 août à 10:46 | Turping (#1235) répond à lysnorine

      S’ajoute à tout le cela les détournements des fonds publics,...... Les aides, les emprunts qui ne serviraient pas grand-chose, génèrent des taux d’intérêts exorbitants. Les politicards comme les dirigeants gouvernent et font la politique pour leurs intérêts personnels (business). Tous les moyens sont bons pour se gaver et se l’approprier au détriment de l’intérêt national, collectifs,....
      - Dans l’autre article lire :
      Le projet d’exploitation des terres rares d’Ampasindava par la (TREM) fait l’objet de contestation grandissante par plusieurs parties prenantes aux niveaux :local, national, international en raison d’impacts désastreux qu’il risque d’avoir sur des milliers d’hectares d’espèces naturels notamment la pollution extrêmement toxique (je rajoute l’arsenic, le plomb,...) qui menace les,moyens d’existence des populations (par exemple l’eau et rivières polluées),.....ainsi que la biodiversité terrestre et marine.
      Ka ahoana moa no handrosoan’ilay firenentsika e !
      Isika tompony aza no adala, manomboka @ mpitondra. Tsisy mpiaro, fa amidimidy daholo ny harena. Tsy vitain’izay, fa na ireo vahoaka efa mahantra aza mbola vonoina !Quelle mentalité !

    • 31 août à 17:35 | lysnorine (#9752) répond à lysnorine

      @ Turping, 31 août à 10:46
      « Ka ahoana moa no handrosoan’ilay firenentsika e ! Isika tompony aza no adala, manomboka @ mpitondra [...] »

      Mampalahelo ! Araka ny efa nolazainay tamin ’ilay artikla etsy aloha :

      « sarotra inoana fa mbola mety ho tafarina i Madagasikara raha tsy manao “tolom-piavotana” TENA IZY ny vahoaka malagasy tsy vaky volo. »

      [30 août à 20:36 | lysnorine, http://www.madagascar-tribune.com/Ce-qu-il-importe-de-savoir-sur-le,23234.html, « Ce qu’il importe de savoir sur le projet d’exploitation des terres rares d’Ampasindava » ]

      Izany hoe tsy miandry hotaritina, na manantena ny fifidianana, ary sahy mitraka manohitra tsy an-kijanona izay tsy an-drariny rehetra ! Azo antenaina hanana fihetsika tahaka izany ve ny taranaka ankehitriny, indrindra ny avara-pahaizana amam-pahalalana ? Mampieritreritra ihany ny mety ho valin’izany fanontaniana izany rehefa fakafakaina tsara ny fanehoan-kevitra isan-karazany, na momba inona na momba inona, miely etsy sy eroa.

  • 1er septembre à 14:52 | Ibalitakely (#9342)

    Comme ça tous les élèves rêveraient de devenir ... banquier, & non docteur ou hôtesse ou pilote ou quoi d’autres.

    • 1er septembre à 19:50 | takaka (#8449) répond à Ibalitakely

      Ce serait la banqueroute assurée avec les Ariary !!!!

    • 3 septembre à 14:11 | Isandra (#7070) répond à Ibalitakely

      Seuls les Zd qui veulent etre banquier, pour qu’ils puissent les melanger avec leur caisse personelle,...

      Quant à nous, nous préférons être opérateur économique,...acteur de croissance,..

    • 4 septembre à 18:21 | AzaMbaDonJona (#9745) répond à Ibalitakely

      Depuis 2009, la croissance se reflète surtout dans l’insécurité et les trafics en tout genre. Faut être imbécile pour croire le contraire

  • 3 septembre à 14:03 | Isandra (#7070)

    Le kit scolaire, c’etait une bonne idée, mais le problème avec Ra8, c’était encore pour lui de s’enrichir, ce sa société qui était l’importateur et fournisseur,...

    • 3 septembre à 14:07 | Isandra (#7070) répond à Isandra

      ....c’etait encore pour lui une occasion pour s’enrichir,..

    • 3 septembre à 16:28 | vatomena (#8391) répond à Isandra

      il s’est peut etre enrichi mas les élèves ont bien reçu chacun un kit scolaire. ce que les successeurs n’ont pu faire

    • 3 septembre à 19:16 | kartell (#8302) répond à Isandra

      @ vatomena

      Notre RA 8 aurait voulu être le fournisseur exclusif de Madagasikara alors que notre président actuel, lui, aurait souhaité être le prestataire exclusif du pays !….
      La nuance est infime, certes, mais pour des intérêts présidentiels avec un petit gout de réchauffé, tout de même !….

    • 3 septembre à 23:01 | takaka (#8449) répond à Isandra

      C’est quoi encore cette vulgarité à outrance ? Vraiment avec Ikala nandra, c’est toujours antisocioéconomique et elle se dit entrepreneur !
      Faut pas faire kopikolé de TV plus Madamo Bevinany hein !
      Et ton tetezana en bambou n’a pas résisté à la brise.

    • 4 septembre à 17:01 | Isandra (#7070) répond à Isandra

      Vatomena,...

      Vous ne m’etonnez plus, vous êtes ici, defenseur de pilleurs, les colons et le spoliateur,...

      Vous etes genre de personne qui pensiez que le beau palais suffit pour qu’une personne soit heureux,...et ce n’est pas grave si votre gendre maltraite votre fille, tant qu’elle roule avec une belle voiture et habite dans une belle villa,..

    • 4 septembre à 18:22 | AzaMbaDonJona (#9745) répond à Isandra

      C’est vrai qu’il faut pas aller étudier mais faire du bling bling tape à l’oeil

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