Dans la classe politique au pouvoir, les préoccupations ou les avis sont partagés sur les sujets de la rencontre des Seychelles entre Marc Ravalomanana. Les consultations effectuées la semaine dernière par la SADC et l’Union africaine à travers son Bureau de liaison à Antananarivo ont permis d’avoir une idée des positions des groupements et formations politiques impliqués dans la Feuille de route et dans le processus de transition mais également les soucis et préoccupations de la communauté internationale. La SADC et l’Union africaine auraient recueilli les avis des parties malgaches sur deux points : Ravalomanana et Rajoelina pourront-ils se présenter aux élections présidentielles d’une part et d’autre part qu’est-ce qui pourrait se passer dans le cas contraire ?
L’UDR-C représenté par Herimanana Razafimahefa, n’est pas contre la rencontre qui devrait aller dans le sens du grand pardon et de l’organisation des élections (c’est du moins ce que l’on a compris) mais que cette rencontre soit réduite à une petite délégation, et que les deux personnalités soient sur un même pied d’égalité – Marc Ravalomanana en tant qu’ancien chef d’État et Andry Rajoelina, actuel chef d’État reconnu par la Feuille de route.
En d’autres termes, l’UDR-C souhaite-t-il que ne soit plus évoqué nulle part le « coup d’État » dont souffre l’image d’Andry Rajoelina et que par contre, l’ancien chef d’État est sous le coup d’une condamnation du tribunal malgache et qu’il faut ce grand pardon ? En tout cas, l’association des victimes du 7 février 2009 ne souhaite qu’une chose, poursuivre Marc Ravalomanana devant toutes les juridictions.
Recueilli par Bill







