Le Secrétaire d’État à la Gendarmerie nationale, le général Randrianazary, avoue ce mercredi 20 juin devant les parlementaires que les éléments armés en charge de la capture des dahalo réfugiés dans la localité d’Iabohazo n’ont aucune idée de qui peut être cet individu devenu célèbre, Remenabila, ou à qui ressemble exactement ce chef des dahalo recherché ; autrement dit, ils n’auraient pas la photographie de Remenabila. Ce qui explique en partie les difficultés de l’opération de capture. On ne peut donc pas rejeter tout de go certaine supposition ou affirmation de la presse audiovisuelle selon laquelle, le Remenabila en question aurait déjà fui depuis trois (3) jours le village d’Iabohazo. Et ce bien que le site ait déjà été circonscrit par les forces armées car le Secrétaire d’État à la Gendarmerie a encore avoué qu’il y a des civils qui y sont retenus ou qui sont avec ces dahalo ; des femmes et des enfants aussi.
Aucune réelle information en fait sur les opérations militaires contre les criminels de dahalo que sont Remenabila, Tokanono et Raoplanina et leurs bandes, sauf un constat de l’impuissance pour l’instant de ces forces armées à agir comme le souhaite l’opinion ; ou plutôt des difficultés opérationnelles pour passer à l’action. Certaines sources en effet font état d’un manque de moyens de télécommunications entre les forces envoyées sur site pour circonscrire la localité d’Iabohazo et le commandement opérationnel sur le terrain. Le général Randrianazary a reconnu la lenteur dans la progression des véhicules en raison de l’état des pistes ; le convoi de véhicules tout terrain ne fait que 25 à 30 km par jour. Faute d’avion qui leur soit propre, les forces armées ont également dû attendre les appareils d’Air Madagascar, a-t-il déclaré. Le général de Gendarmerie, Randrianazary, a lancé un appel à contribution à l’endroit des parlementaires du Conseil supérieur de transition pour qu’ils prêtent main forte aux forces de l’ordre ; donc pour qu’ils les aident à trouver la solution pour capturer Remenabila.
Cela fait maintenant près de 10 jours que les autorités centrales sont sur cette affaire et l’opinion commence à se lasser de la bande à Remenabila et des opérations militaires sans résultat. Même les cadavres des individus victimes des dahalo n’ont jusqu’ici pas été identifiés.








