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samedi 19 août 2017
Antananarivo | 08h32
 

Politique

Mode de gouvernement

Les fédéralistes réclament un vote constitutionnel

samedi 4 février | Bill

La Constitution reposant sur l’Etat unitaire ne semble plus convaincre nombre de politiciens et d’observateurs de la vie nationale. Dernier en date, le « fédéralisme sahaza » du parti Antoka sy Dinan’ny Nosy (ADN) qui prône la refondation elle aussi. En tout cas, l’esprit fédéraliste sinon la refondation gagne du terrain. Et récemment encore, Max Fabien Andrianirina, coordonnateur national du Rassemblement des fédéralistes de Madagascar (RFM) et le général Ferdinand Razakarimanana, ancien président du faritany d’Antananarivo, sont intervenus dans les médias pour faire part des programmes de leurs intentions et de leurs convictions. Le RFM réclame avant toute élection, un vote constitutionnel. A cet effet, le RFM va organiser des consultations populaires dans les régions et ensuite tenir un congrès national pour finaliser une constitution fédérale.

« Plus de 50 ans d’Etat unitaire, martèlent-ils, n’ont apporté que dissension, inégalité et injustice ; aucun développement. De nombreuses régions sont très riches potentiellement en mesure de réaliser de gros progrès mais n’en profitent pas du tout des ressources dont elles regorgent. Au contraire, elles s’appauvrissent si d’autres, en raison de centralisation pratiquée par les gouvernants dans l’exercice de l’administration de l’Etat unitaire, s’enrichissent ».

Les deux personnalités dénoncent ainsi la forte centralisation du pouvoir malgré la mise en œuvre de la décentralisation. Il faut avouer par exemple que cette centralisation est très mal perçue par les abonnés de la Jirama à Mahajanga. Ces derniers se plaignent des délestages eux aussi car la répartition et la distribution du carburant pour les centrales thermiques dans les provinces sont décidées depuis Antananarivo. En tout cas, les inégalités flagrantes entre les régions expliquent selon Max Fabien Andrianirina, il n’est pas étonnant que la réconciliation nationale a beaucoup de mal à avancer.

29 commentaires

Vos commentaires

  • 4 février à 11:13 | atavisme premium (#9437)

    Même si le fédéralisme n’est pas une solution à tout et pour tous ,il y a quelques chose de sain dans les questions qui se posent et les remèdes à y apporter .
    Enfin les Gasy se posent les bonnes questions ,c’est a dire ou va l’argent de l’état et donc du peuple .
    Les magouilleurs qui ont réussis a phagocyter le pouvoir central seront naturellement exclus de la futur organisation politique du pays ,enfin si elle arrive a se concrétiser !
    L’armée nationale ne devrait pas être touchée par cette mesure et même sera renforcée ,comme l’est l’armée américaine dans le système fédéral américain.
    Ainsi donc la grande muette n’aura pas trop a fourrer ses sales pattes dans le processus qui s’amorce.

    • 4 février à 12:02 | Isambilo (#4541) répond à atavisme premium

      Et pourquoi chacun n’aurait pas son armée ? Ce serait l’occasion de voir qui sait se battre et ils s’entre-tueront. Cela fera des dépenses en moins.

    • 4 février à 12:21 | Saint-Jo (#8511) répond à atavisme premium

      Tiens ! Puisque c’est isambilo qui en a trouvé l’idée ,
      alors pourquoi ne pas désigner d’office isambilo
      pour être en première ligne
      dès les premières batailles de cette guerre qu’isambilo évoque ?
      Ce serait une bonne idée et , de plus , bien conforme au vœu d’isambilo , non ?

  • 4 février à 11:35 | Saint-Jo (#8511)

    Hum !
    L’idée fait son chemin .
    Quand après 58ans 3mois 17jours de galère pour aller de catastrophe en désastre ,
    il est quand même grand temps de trouver quelque chose d’autre pour changer du tout au tout .

    Une hypothèse d’école :
    si on applique un régime fédéral , inspiré du système helvétique mais tenant bien compte des spécificités culturelles locales , pendant les prochains autres 58ans 3mois 17jours ,
    dans quel état serait ce pays et ses populations ?

    Ben ! Quoi ? On s’est bien inspiré du système centralisé français , mais tenant compte aussi de nos spécificités gasy , pendant ces derniers 58ans 3mois 17jours , non ? Et nous voyons et vivons les résultats aujourd’hui .

    • 4 février à 12:59 | Isambilo (#4541) répond à Saint-Jo

      Je me suis mal exprimé peut-être ?
      Je suis contre le fédéralisme parce que ça ne ferait qu’aggraver le déséquilibre entre les régions. En plus, il faudrait dessiner des frontières entre les membres de cette fédération, sauf à accepter la configuration des provinces telle que la puissance coloniale l’a décidé.
      Effectivement, ça ne me dérange pas que chacun ait sa propre armée et que ces militaires s’éliminent entre eux. Et moi...je regarderai de loin le massacre.

    • 4 février à 16:20 | Saint-Jo (#8511) répond à Saint-Jo

      Vous êtes libre d’être contre un système fédéral .
      Et vous avez bien fait de rectifier le tir à propos d’une guerre entre deux armées gasy .
      Déjà une guerre tout court serait à déplorer .
      Mais une guerre civile serait encore un plus grand désastre pour ce pays et ses populations déjà éprouvés par tant de catastrophes .

    • 5 février à 11:26 | tsapiky (#7047) répond à Saint-Jo

      Bonjour,

      Le découpage des « Etats » de la confédération helvétique (votre source d’inspiration) est un peu plus subtil : aux contextes linguistiques, culturels, religieux, s’ajoutaient au 18ème siècle le cadre historico-géographique et la combourgeoisie (alliances entre certaines familles aisées des métropoles régionales contre les velléités de voisins un peu trop entreprenants). Ce découpage était donc « naturel » et évolutif. Lors de l’invasion de la Suisse par les troupes françaises en 1798, un certain Bonaparte y fut nommé premier consul et créa aussitôt la « République Helvétique » unitaire et centralisée, calquée politiquement sur la France d’alors. Le résultat se fit immédiatement sentir : la mosaïque helvétique vola en éclat, ce qui provoqua une grave crise socio-politico-économique dans une république helvétique devenue ingouvernable. Quatre ans plus tard, en 1803, une médiation fut entreprise par la France pour tenter de réconcilier les helvètes entres eux : c’est de là que partit l’idée d’un état fédéral suisse.

      Sous nos latitudes, le découpage de nos régions, à l’image du partage/découpage colonial des pays d’Afrique au 19ième siècle, relève plus d’un dessin audacieux à main levée entre les quatre murs d’un bureau de l’administration centrale que de la réalité terrain.

      L’idée fait son chemin, effectivement. Maintenant, il faut oser.

  • 4 février à 16:56 | punchline (#9673)

    armée unique, Carte d’ Identité unique, mais monnaies différentes avec parité égale, ; 3 monnaies à créer : le parata, le vola et le drala
    avec ça l’unité est assurée, la finance revigoré et l ’économie toujours très développée
    vous voyez, nous sommes très en avance sur notre projet et cette idée c’est nous le père
    les autres sont des copieurs,

    ce ne sera même pas un fédéralisme à l’occidental, ce sera un fédéralisme à la malgache, je l’appellerai système nono raike (un seul sein)ou troke raike (un seul utérus). Le monde va nous envier avec cette invention démocratique. les occidentaux vont nous copier

    • 4 février à 19:15 | lanja (#4980) répond à punchline

      tsy fantatro aloha na 6 , na 18 , na 22 ny états fédérés , fa ny monnaies aloha izany telo, mety ho tsara kosa an, ny drala miditra avy amin ny fivarotana saphir izany mba hanakaramana ny président sy ny gouvernement any atimo , tsy alefa ao tana sasy, soa izay ry kahe... fa tena tokony hatao mihitsy tokoa aloha ity fédéralisme , hiseho mazava izay tsy mandroso , tsy miasa... misy diso hevitra be, fa efa fantatro mazava aloha hoe iza no état hampidibola betsaka ho an ny etat foibe, ny fidiran ny volampanjakana @ izao mazava be , izay tsy mahay , anontanio zafy sy ratsiraka

  • 4 février à 17:04 | olivier2 (#9829)

    « En tout cas, l’esprit fédéraliste sinon la refondation gagne du terrain. »

    Ah bon ?
    Quels éléments , quels sondages (…) permettent au journaliste d’affirmer cela ?

    « De nombreuses régions sont très riches potentiellement en mesure de réaliser de gros progrès mais n’en profitent pas du tout des ressources dont elles regorgent »

    Heu...
    Lesquelles ?
    De quelles ressources parle t on ici ?
    Qu’est ce qui les empêchent d’en profiter ?

    Je ne comprends pas..
    QUI donc empêche les « gros progrès » ????

    AH excusez moi, il est écrit ensuite...

    « en raison de centralisation pratiquée par les gouvernants dans l’exercice de l’administration de l’Etat unitaire, s’enrichissent »

    AHHHHHH
    D’ACCORD...
    çélafôte à la centralisation !
    ALLELUIA

    Ouf, et moi qui croyais que c’était de la faute de Gallieni..et d’ Olivier et de TOTO...

    « il n’est pas étonnant que la réconciliation nationale a beaucoup de mal à avancer. »

    Pétard..mais c’est donc ce diable de Gallieni qui aurait monté les Malagasy les uns contre les autres..

    Heureusement que Trump fait figure d’épouvantail - selon certains brillants patriotes – pour relever le niveau..

    QDB

    LOL

    • 5 février à 14:02 | kartell (#8302) répond à olivier2

      Entre utopisme, faute de trouver une solution à l’inextricable situation politique actuelle et fantasme à imaginer un fédéralisme, futur pompier d’une république qui est en train de boire la tasse, l’imagination improductive s’empare du pouvoir virtuel !….
      La Suisse est montrée en exemple de ce qui faudrait faire, voir suivre mais sait-on, ici, que dans le pays des Helvètes, la corruption est une denrée rare et punie, sévèrement ?…
      Pays aussi qui possède une longue tradition de la démocratie et du bon usage des deniers publics…
      Bref, aux antipodes du nôtre, de nos traditions et manière de vivre depuis des lustres !…..
      Vouloir « décentraliser », c’est aussi réaffirmer, sans oser le dire, la prépondérance à donner aux différentes ethnies sur leurs terres au détriment d’un pouvoir mono-etnique dont on mesure, enfin, la faillite récurrente à diriger ce pays !…
      Mais, c’est également remettre en question tout un pan de notre histoire entamée par l’oeuvre colonisatrice de notre feu royauté, bien avant celle du bouc-émissaire patenté !…
      Les patriotes auront du mal à retrouver leurs petits et les indépendantistes, de la première heure, doivent se retourner dans leurs caveaux !…
      A force de chercher des poux, là , où ils sont absents, nous retombons dans d’infernales discussions stériles et improductives qui doivent réjouir une classe dominante qui sait, elle, que tous ces clapotis de forum, sont leurs meilleurs alliés pour poursuivre tranquillement « leur oeuvre » d’appauvrissement du pays !…
      Trump semble donner des ailes aux imaginations jusqu’ici, tues, et, sa manière « à la hussarde » d’aborder les sujets d’actualités, semble faire tache d’huile en séduisant ceux qui n’osaient plus ! …..
      Le processus de la spirale du « y’a qu’à, faut qu’on » est à nouveau enclenché, afin de poursuivre sur notre voie royale, notre infernale continuité sans le changement !….
      Demain ne sera pas un jour nouveau mais semblable à celui d’aujourd’hui ! magique, non ?…..

  • 4 février à 18:38 | Mihaino (#1437)

    Le parti Antokin’ny Dinan’ny Nosy (ADN) , est-il différent de l’ADN de Razafindravaha Edgard ???!!
    Le Rassemblement des fédéralistes de Madagascar (RFM) va donc organiser des consultations populaires pour rédiger une Constitution fédérale !
    A mon humble avis , il faut s’inspirer du système helvétique qui a fait ses preuves depuis belle lurette .
    Bon courage RFM pour ces consultations populaires et nous attendons de voir vos résultats dès que vous serez au Pouvoir !
    Wait and see ......

    • 4 février à 18:41 | Mihaino (#1437) répond à Mihaino

      Lire Antoka sy Dinan’ny Nosy (ADN)

    • 5 février à 14:33 | rakotoson (#8023) répond à Mihaino

      >>> Kartell

      Encore une fois , les politiciens en herbe , en mal de pouvoir cherchent encore à berner le peuple . Avec leurs belles théories sur les « bienfaits et autres avantages du fédéralisme » ( même le Filoha hajaina Didier Ratsiraka et son alter ego Zafy Albert s’ étaient cassés les dents dessus après avoir dilapités de ’ aregent pour faire voter une Constitution Fédérale .

      Belles théories qu’ on faire voter ( encore ) par les 23 millions de malgaches dont 93 % sont des illettrés voire des analphabètes

      En plus , ajouter à ce triste constat les fraudes electorales et autres promesses électoralistes de toutes sortes qui vont s’ en suivre .

      Réconciliation nationale ? Le Gal à la retraite Rabotoarison et ses acolytes , le Pasteur Ramino Paul - feu le Pasteur Richard Andramanjato aurait fait partie du lot s’ il était encore de ce monde ! ) le pasteur Nestor , le Gal à la retraite Désiré Ramakavelo ... n’ ont - ils pas encore rempli leur poche . Et , voici que ce Max Babien A ... , qui fait figure de chantre du Fédéralisme cité dans l’ article , va remettre le fédéralisme sur le tapis cette fameuse avec en préliminaire la reconciliation nationale . A écouter le député - journaliste de la RTM-TVM - dont j’ ai oublié le nom - le fédéralisme sera la panacée à nos problèmes .

      Sommes - nous dans un état diivisé ? Détruit par la guerre civile ? Sommes - nous un état comme le sont le Congo ( RDC ) , la Guinée , le Mali , la Lybie , l’ Irak , le Liban , l’ Iran , la Syrie , l’ Ukraine , la Turquie ... des pays en guerre pour évoquer la nécessité d’ une « réconciliation nationale » que des politiciens véreux malgaches cherchent à mettre en place pour préparer leur lit , pour préparer leur pouvoir ?

      Depuis tout ce temps , à combien s’ élève le montant des sommes allouées , jusqu’ ici , à la Réconciliation Nationale chère au président Hery Rajaonarimampianina et à son équipe ?

      Les Constitutions des vraies pays démocratiques - USA, Suisse , Allemagne fédérale , France , Hollandé ,Danemark , Nouvelle Zélande ,Australie ... - datent de près de 900 ans à l’ exemple de la Suisse ; plus de 200 ans à l’ exemple des Etats Unis et de la France ,

      Aux Etats - Unis , comme dans les pays européens et le Japon ... on ne parle que d’amendement à la Constitution . Pas de referendum à toutes les sauces ,- comme à Madagascar - au Babakotoland diraient les mauvaises langues - avec une nouvelle Constitution à élire par un simple « OUI » ; ou par par un simple « NON » .Attention , le blabla qu’ on déverse dans le texte électoral donne idée du degré d’ intelligence de leurs auteurs . Et de leurs motivations réelles . Des « experts » ont été été payés pour les rédiger . Exemple le franco - malgache Patrick Rajoelina ayant pignon sur rue à Paris quand il n’ est pas sollicité pour faire une mission à Antananarivo sous la Transition.

      Chez nous , la teneur de la Constitution de l’ actuelle IV ème République issue de ce régime HVM en dit long . Et, voilà ,que d’ autres politicards veulent encore rajouter en voulant prendre la relève , via une Constitution pieusement qualifiée « de Constitution d’ Etat Fédéral »

      A bon entendeur salut !

    • 5 février à 16:46 | kartell (#8302) répond à Mihaino

      @ rakotoson

      Votre bilan est un constat d’une réalité qui tente de se dissimuler derrière des solutions de secours qui ne sont pourtant que des manipulations de fuite en avant….
      La recherche ailleurs des solutions est un aveu d’impuissance comme le sont les aides extérieures pour une indépendance à quatre sous !…
      On a bien compris que toute discussion plus au moins éloignée du quotidien a un effet soporifique et dérivative sur les préoccupations essentielles qui baignent dans l’impasse...
      L’ esquive est devenue l’essence, même, du politique et en participant, à titre personnel à ce petit jeu, nous donnons raison à ceux qui tirent les ficelles de cette manipulation calculée des esprits...

  • 4 février à 21:37 | diego (#531)

    Bonjour,

    Tout le monde est libre de proposer ce qu’il pense, preuve que l’avenir du pays intéresse, plus important encore, comme s’il fallait encore le dire, le pays serait bien en crise.

    Si j’étais politicien, mon approche et les processus que je propose seraient plus simples, clairs et donc très faciles à mettre en place :

    - partage de pouvoir Côtiers-Hauts Plateaux ;

    - redéfinir les rôles de l’Armée ;

    - redéfinir les rôles que le pays souhaite attribuer aux entrangers ;

    - et décentralisation, redéfinir les rôles des élus locaux pour mieux définir l’autonomie des provinces ou des régions comme on veut.

    Je pense et je suis sûr que ces réformes mis en place, mettraient à jour mécaniquement des processus et des calendriers électoraux fiables et de facto stables.

    Il est alors impossible de prendre le pouvoir dans le pays en dehors des Urnes, de facto, les pouvoirs des élus ne seraient pas questionnés, conséquence direct :

    - les élus doivent rendre des comptes aux électrices et électeurs.

    Le developpement du pays serait enclenché, les réformes sont à la portée des mains. Bref, les décisions politiques ne seraient plus illusoires mais auraient vraiment des consenquences dans vie politique du pays.

    Il y a mieux sans doute, mais je n’ai pas encore eu la chance de mettre la main dessus....il y aurait 22 millions des Malgaches et une 100e des parts politiques et autant des leaders politiques.....à Madagascar !

    • 4 février à 22:03 | Razaka (#7817) répond à diego

      Diego,

      Je vous suis sur les 3 derniers, surtout sur les rôles pouvant être attribués aux étrangers, ils sont plus qu’importants. Mais le vrai problème c’est : quel Government pourra-t-il les respecter !
      C’est donc toujours à mon sens, quelque que soit le système, si l’on ne peut pas changer de Paradigme à tous les niveaux, vers l’intérêt général, c’est toujours l’Homme qui fait l’Histoire.

      Mais je souhaite rebondir sur le 1er quand vous dites :
      «  »- partage de pouvoir Côtiers-Hauts Plateaux«  »
      Comment expliquez vous cela du point de vu Constitutionnel dans sa réalisation et dans sa définition ?

      Merci à Vous

  • 5 février à 11:50 | RAMBO (#7290)

    On ne peut pas être fédéraliste Merina et en même temps on défend les intérêts des Dahalo du Sud..
    Si j’accepterais le fédéralisme je serais radical...Tous ceux qui sont « mpiavy » ou ceux qui n’ont pas d’Ambanivohitra et de fasan-drazana en Imerina seront refoulés dans leur région d’origine...
    Il n’y a pas de place pour les soi disant Merina de nulle part et d’ailleurs ici en Imerina...Je procéderais même au test ADN pour savoir qui sont les vrais Merina et qui sont les usurpateurs...Ce n’est pas parce que la personne parle de Ramavo Rangita ou autres Reines Merina qu’elle prétend être Merina. Un vrai Merina n’a pas honte d’afficher clairement son village d’origine en Imerina. Ratsiraka a inventé la mausolée pour les mpiavy en Imerina sinon ils retourneront à leur terre d’origine à leur mort.
    Et ce serait pareil dans les régions.
    Les résultats seront probants parce que ce pays d’Imerina serait débarrassé des « parasites » et des hybrides et des bâtards.
    Izany ve de mba tiko ?

  • 5 février à 13:04 | Saint-Jo (#8511)

    Tiens ! Tiens !
    Des politiciens gasy commencent à évoquer timidement en public l’établissement d’un éventuel système fédéral pour gouverner et administrer ce pays et ses populations ,
    et voilà que déjà un vent de panique se lève dans les rangs des foza de Rajao-la-terreur .
    Bon signe ! Très bon signe !

    « 5 février à 11:50 | RAMBO (#7290) »

    1°)
    « On ne peut pas être fédéraliste Merina et en même temps on défend les intérêts des Dahalo du Sud.. »

    Et peut-on prétendre être chrétien et recopier bêtement ici des paragraphes entiers de la bible pour tenter de prêcher le christianisme ,
    mais en même temps massacrer des populations ( dahalo ou pas ) ?
    Même si parmi ces populations massacrées il y a des Tandroy , cibles désignés en plusieurs occasions du racisme pratiqué par ce couillon de prétendu chrétien andriana merina qu’est ce triste sire RAMBO ?

    2°)
    « Si j’accepterais le fédéralisme je serais radical... »

    Wow ! Et ce couillon de RAMBO prétend avoir fréquenté l’institut supérieur d’enseignement de l’économie et de la politique à Aix-en-Provence ?
    Il n’y a pas de tests concernant la maîtrise de la langue d’enseignement dans cet établissement , avant d’accepter l’inscription d’un futur étudiant ?
    [Quelque chose comme au moins le TOEFL que les Anglo-Saxons exigent des « applicants » avant de les autoriser à fréquenter leurs établissements d’enseignement supérieur]

    3°)
    « Tous ceux qui sont « mpiavy » ou ceux qui n’ont pas d’Ambanivohitra et de fasan-drazana en Imerina seront refoulés dans leur région d’origine... »

    Ha-ha-ha !
    A l’heure actuelle nous n’en sommes pas encore là !
    Mais je serais curieux de voir si certains ,
    qui se prétendent du Marovatana mais qui ne connaissent pas Ambohidratrimo ni Ambany Atsimo ni Andranonahaotra ni Ambodisaha ni Rojo ni le tristement célèbre roi d’Ambohidratrimo ,
    sont bien du Marovatana .

    4°)
    « Il n’y a pas de place pour les soi disant Merina de nulle part et d’ailleurs ici en Imerina... »

    Ah ! Je vois que ce couillon de RAMBO est toujours incapable de restituer exactement la formule !
    Comment peut-on prétendre avoir eu dans les disciplines scientifiques des notes toutes supérieures à 16/20 au lycée et ensuite avoir fait des études supérieures à Aix-en-Provence , mais ignorer totalement une des plus éloquentes et des plus célèbres citations d’Aristote , même si la version de la-dite citation n’est qu’une paraphrase ? Il y a des coups de pied au cul qui se perdent !

    5°)
    « Je procéderais même au test ADN pour savoir qui sont les vrais Merina et qui sont les usurpateurs... »

    Chiche !
    D’abord , si de fait un système fédéral est réellement bien mis en place ,
    ensuite pourquoi alors ne pas appliquer le dicton « charité bien ordonnée commence par soi-même » .
    Qui ne serait pas curieux de voir si le couillon de RAMBO a dit vrai concernant toutes ses fanfaronnades à propos de sa généalogie à lui !

    6°)
    « Les résultats seront probants parce que ce pays d’Imerina serait débarrassé des « parasites » et des hybrides et des bâtards. »

    Et surtout le Marovatana pourra sans doute être débarrassé d’un escroc qui se prétend être de ses fils !

  • 5 février à 17:53 | diego (#531)

    Bonjour Razaka,

    Partage de pouvoir Cotiers-HautsPlateaux, c’est quoi ! En fait, c’est la décentralisation du pouvoir.

    Le pouvoir Tananarivien n’à plus aucun pouvoir, il est incompétent, impotent et est devenu dangereusement inutile. Être inutile est aussi dangereux au même titre qu’avoir trop de pouvoir quand on est à la tête du pays.

    Un exemple qui échappe à tout le monde, est-ce que la ville d’Antananarivo est bien gérée ? Et pourtant, c’est la première grande ville du pays où on peut voir une concentration importante des élites et des richesses du pays :

    - mais cela n’empêche pas que cette ville soit miséreuse !

    Elle ne peut plus évoluer, cette concentration joue en sa défaveur, la corruption s’aggrave et devient très sophistiquée....la ville devient corrompue.....condamnée...

    Partage de pouvoir !

    Je ne parle pas un partage de pouvoir au niveau ministériel. Je ne crois pas qu’en jouant sur les nombres des ministres, leurs origines et le genre, femme-homme etc.... changerait grande chose. Il faut plutôt privilégier les expériences et les compétences à ce niveau là !

    Par contre, décentraliser le pays, en très peu de temps, cela aura des conséquences, politiquement et économiquement dans tout le pays. C’est à ce niveau que j’ai dit, il faut un partage de pouvoir Côtiers-Hauts Plateaux :

    - décentralisation, autrement dit, donner une grande autonomie aux provinces, mécaniquement, les pouvoirs et la résponsabilité des élus locaux grandissent.

    La résponsabilité des élus locaux est grande, de facto, ils doivent, qu’ils veuillent ou pas, rendre des comptés à leurs Administrés.

    Pour être encore être plus clair, administrativement, à chaque fois qu’on peut nommer des grands fonctionnaires, il faut leur donner le choix de revenir exercer dans leurs régions d’origines. Cela suppose, encore une fois, une décentralisation des compétences dans les provinces.

    Et il faut surtout donner une grande liberté, bien encadrer juridiquement bien évidemment, aux élus locaux de trouver des moyens pour développer leurs régions respectives. Pourquoi les régions ne peuvent-elles pas, d’une manière indépendante, trouver et faire venir chez elles des entreprises privées souhaitant s’y installer ? Les régions ne peuvent pas survivre longtemps en ouvrant grand les BECS attendre que de Mr R. Hery et le pouvoir central leur apportent à manger comme les oisillons....

    La lutter contre la pauvreté ne se gagne pas à Antananarivo, et le developpement ne commencera pas à partir de la Capitale, mais exactement, à partir des régions, et pour un pays à vocation :

    - AGRICOLE,

    C’est à partir de la campagne et avec les paysans !

    • 5 février à 19:23 | Razaka (#7817) répond à diego

      Hello Diego,

      Merci pour ce retour qui m’explique votre analyse de ce que serait une sorte de décentralisation à la fois effective et surtout renforcée pour que chaque groupe de Régions puissent appliquer leur development selon les attentes locales de par leur difficulté.

      Cela suppose néanmoins, une responsabilisation plus visible et donc plus traçable car sans intermédiaire pour ce qu’ils sont les Fonctionnaires et les Elus régionaux face à ses Administrés encore plus proches, qu’ils n’étaient car trop loin de la Capitale.

      Je pense sincèrement que c’est une meilleure introduction au development responsable et durable, dans la mesure où, une nouvelle Constitution sera conçue, non seulement pas par les seuls Experts juristes, mais surtout faire intervenir les Vrais problèmes d’ordre collectif par les différentes Mairies éloignées et les Constats des Sociétés Civiles avec.
      Cette nouvelle Constitution devrait être plus pragmatique pour être en adéquation au redressement de Madagasikara, dans ce nouveau monde de plus en plus globale.

      ** Je vais donc essayer de developper mon raisonnement dans votre sens.

      Pour se faire la Constitution nouvellement conçue plus démocratique car plus proche du Peuple qui a participé à son élaboration, doit obliger un Triptyque ‘´Chef de Région’´, ´´Haut Fonctionnairé’’ et ´´Députés’´ à travailler le plus étroitement possible.
      Donc on ne devrait plus avoir des Députés de régions qui passent plus leur temps dans la Capitale (sans doute pour des business privés).
      Pour une petite analogie, Il y a effectivement une différence entre les Employés d’une grande Multinationale et ceux d’une Entreprise régionale où la hiérarchie y est plus directe et mieux vérifiable est l’exécution des Ordres sur le terrain des actions.

      Pour conclure, mais je pense aller plus loin en proposant que le Président devrait être une personne compétente et fédérateur, mais surtout qu’il(elle) soit NON originaire d’Analamanga.
      Pourquoi je dis cela : d’une part, cela enlèvera encore plus la suspicion ou le doute d’un risque de pouvoir centralisé issu de la Capitale et d’autre part, la situation créera plus d’émulation saine et constructive entre chaque Région condamnée à réussir par le nouveau système.
      Car dans ce principe, le Peuple aura plus de liberté à rapporter leur critique à partir d’une force d’opposition proche mais constructive.

      ** Pour moi c’est le Pragmatisme qu’il faut appliquer, car je rêve toujours d’un nouveau facteur de production dans tous ses sens à partir d’un Modèle économique indexé sur la connaissance et le savoir faire, en industrialisant le Pays. Cela peut se faire en 20ans environ.
      Et de ne plus être tributaire des autres mais les Malagasy devront pouvoir transformer leur richesse eux-mêmes, avant de les exporter s’il le faudra.

      Merci Diego

  • 5 février à 18:54 | Isandra (#7070)

    Un système fédéral avec la mentalité de certains perdant leur temps à se passer la balle, est sans risque pour nous :

    - D’un côté,...certains côtiers accusent les Tananriviens majoritairement merinas d’accaparer nos richesses à travers de ce système de centralisation à outrance,...

    - D’autre côté, certains merinas accusent les gens de côte de travailler moins,....un forumiste a osé même écrire ici que seuls Tananariviens qui travaillent pour nourrir tout le monde et les autres ne font que mampandihy vody,...

    • 5 février à 19:27 | Saint-Jo (#8511) répond à Isandra

      Et le chef politique des mpampandihy vody est le politiquement défunt DJ-la-terreur ! Lequel n’a manifestement rien de côtier.

  • 5 février à 21:07 | diego (#531)

    Bonjour Razaka,

    Et bien voilà.....je prends note.....

    Les jeunes Malgaches ont soif de liberté. Ils veulent s’amuser, produire, être libres, consommer et jouir des nouvelles technologies etc....

    On serait surpris de constater qu’il n’y a vraiment pas grande chose qui différencie les jeunes Malgaches des jeunes européens ou occidetaux, on peut dire même qu’ils aspirent aux mêmes choses. Mais bien évidemment, les uns vivent dans un pays pauvre, les autres dans des pays modernes et riches.

    Pour développer un pays, il faut faire appel à toutes les bonnes idées de ses citoyens et surtout, j’insiste à ses jeunesses.....autrement dit, tourner le pays vers l’avenir. Madagascar est l’un des pays les plus métissés de la planète :

    - et cela, cela doit être un atout.

    Une raison de plus pour tout faire que la cohésion nationale ne soit mis à mal d’où l’urgence d’une décentralisation, qui va responsabiliser les citoyens !!!

    • 5 février à 21:46 | Razaka (#7817) répond à diego

      Mais oui Diego,

      Je n’aurais pas honte à vous le dire, mais moi-même je suis britannique de par ma Mère qui en a l’origine et je suis aussi malagasy (merina) de par mon Père. Je suis arrivé dans le UK en 1990 quand je n’avais même pas 3 ans.
      Et cela ne m’a jamais empêché d’aimer Madagasikara, Pays de mon Dad depuis toujours.

      Sans prétention autre que l’amour de son Pays, je pense que les jeunes de ma génération peuvent apporter d’autre paradigme, dont nous n’avons pas vraiment ce poids que représentait la colonisation.
      Pour moi, les jeunes malagasy doivent s’unir dans sa multi ethnie. Notre diversité s’ajoutera j’espère culturellement vers la convergence commune pour être une richesse.

      Cela forgera une personnalité commune et forte qui tiendra tête à toute forme de néocolonialisme.

      Bonne semaine

  • 8 février à 09:01 | lysnorine (#9752)

    Hoy ireto olona sy antoko mpanao pôlitika ireto angaha - « Max Fabien Andrianirina, coordonnateur national du Rassemblement des fédéralistes de Madagascar (RFM) et le général Ferdinand Razakarimanana, ancien président du faritany d’Antananarivo » hoe :

    « Plus de 50 ans d’Etat unitaire, martèlent-ils, n’ont apporté que dissension, inégalité et injustice ; aucun développement. De nombreuses régions sont très riches potentiellement en mesure de réaliser de gros progrès mais n’en profitent pas du tout des ressources dont elles regorgent. Au contraire, elles s’appauvrissent si d’autres, en raison de centralisation pratiquée par les gouvernants dans l’exercice de l’administration de l’Etat unitaire, s’enrichissent ».

    Ny nanananan’izy ireo hoe efa mihoatra ny antsasaka zato taona no Fanjakana tokana no firafitry ny fitondram-panjakana teto Madagasikara no mila ahitsy satria mandiso ny tantara.

    Araka ny efa nampahatsiahivinay teto ihany, dia tsy zava-baovao velively eto Madagasikara akory ny federalisma [zahao : Sefafi-Décentralisation : quel transfert de ressources ? mardi 20 décembre 2016, http://www.madagascar-tribune.com/De%CC%81centralisation-quel-transfert,22751.html]

    Ny décret n° 46-2373 tamin’ny 25 ôktôbra 1946 mamorona Antenimiera tokana miendrika solontenan’i Madagasikara iray manontolo (Assemblée représentative) sy antenimieram-paritany dimy (Assemblées provinciales), sy ny décret 46-2509 portant réorganisation administrative de Madagascar, tamin’ny 9 nôvambra 1946, namorona provinces dimy (Fianarantsoa, Majunga, Tamatave, Tananarive, Tuléar no nanorenan’ny governemanta frantsay ny fédéralisme teto Madagasikara hanapotehanana ny M.D.R.M. sy hampandrosoana ny P.A.D.E.S.M. amin’ny fanomezana aim-baovao ny pôlitikan’’i Galliéni.fampifandrafesana ny foko eto Madagasikara araka ny « politique des races » . Nohamarinin’ ny gôverinôra Robert BOUDRY, sekretera jeneralin’ny fanjakana kôlônialy teto Madagasikara toy izao izany tetik’adin’ ny governemanta frantsay izany :

    « BATTUE SUR LE PLAN ÉLECTORAL l’Administration porte la lutte sur le plan réglementaire. Pour DIVISER la population elle invente le FÉDÉRALISME MALGACHE et crée cinq PROVINCES AUTONOMES, morcelant ainsi le budget et multipliant les états-majors COÛTEUX . » [Robert Boudry, J’ai témoigné au procès de Madagascar, Revue Esprit, Janvier 1949, p. 135].

    Nanamafy izany tetik’ady izany koa ny antoko naorin’ny jeneraly de Gaulle tamin’ny Aprily 1947 - ny R.P.F. na Rassemblement du peuple français, dia ny famakiana an’i Madagasikara ho « provinces 5 », arak’izao andalan-tsoratra notsoahina avy amin’ny boky nosoratan’i Robert Bourgi mitondra ny lohateny hoe « Le général de Gaulle et l’Afrique noire », Librairie générale de droit et de jurisprudence, Bibliothèque africaine et malgache, tome XXXIII, Paris, 1980.

    « La solution du problème malgache selon le R.P.F.

    « Pour le R.P.F., avons-nous dit, les “Hovas” constituaient le fer de lance de l’opposition à la présence française. Il fallait donc LIMITER LEUR INFLUENCE par un NOUVEAU DÉCOUPAGE administratif de l’île [...]

    « b) La division de Madagascar en 5 provinces.
    Elle aurait eu pour but, en tenant compte de la réaction des autres races contre la prééminence des Mérinas et même de leur « impérialisme », d’aboutir à un rééquilibrage des diverses races de l’île. Cela se ferait par le développement des races autres que la race mérinas, afin que les cadres et les élites autochtones ne soient plus issus des Mérinas. L’institution de cette « RIVALITÉ » entre RACES et TRIBUS permettrait ainsi de CONSOLIDER LA SOUVERAINETÉ FRANÇAISE : diviser pour régner en quelque sorte.

    « Le remède de la division proposée par le R.P.F. était emprunté à MM. Capagory et Soustelle, lorsqu’il était ministre des colonies.
    « Madagascar serait ainsi divisé en 5 GRANDES PROVINCES épousant sensiblement les ZONES D’IMPLANTATION DES RACES PRINCIPALES . Il y aurait :
    - la province de Tananarive ;
    - la province de Fianarantsoa ;
    - la province de Tuléar ;
    - la province de Majunga ;
    - la province de Tamatave.

    « À la tête de chaque province serait placé un GOUVERNEUR [administratera izany] qui choisirait lui-même les cadres de son administration parmi les races existant dans sa province. Ainsi serait-il mis FIN À L’OMNIPRÉSENCE DES HOVAS que l’on ne retrouverait que dans la région de Tananarive, dans l’Imerina.

    « La COORDINATION de ces cinq gouvernements reviendrait à un haut-commissaire. Ce MORCELLEMENT de Madagascar avait pour le R.P.F. un autre AVANTAGE qui consistait pour la France au cas où elle se voyait obligé d’appliquer le principe de la liberté de peuples à disposer d’eux-mêmes, d’avoir à TRAITER avec DES ÉTATS malgaches ET NON PLUS avec l’ÉTAT DE MADAGASCAR, qui eût été placé sous « l’imperium » Hovas.[...] (pp. 263, 264).

    « Par la DIVISION de Madagascar en CINQ provinces, le Rassemblement du Peuple Français pensait pouvoir favoriser la CONCRÉTISATION DU SENTIMENT ANTI-MÉRINAS qui a de tout temps existé parmi de nombreuses populations de l’île. Le R.P.F. avait bon espoir de capter AU PROFIT DE LA FRANCE ce courant hostile aux anciens maîtres de l’île et les événements semblent lui avoir donné satisfaction. » (p. 266).

    Mbola vao mainka nohamafisin’ny LOI-CADRE taty aoriana, tamin’ ny 23 Jona 1956, io federalisima io, ary noforonin’ny province faha-enina - province-n’i Diégo-Suarez (Antseranana ankehitriny) araka ny lalàna laharana faha- 57-1117 tamin’ny 10 Nôvambra 1956. Niantomboka tamin’izay ka mandrak’ankehitriny - nandritra ny ENIMPOLO taona izany ! - dia ireo prôvinsa enina ireo no FANAMBANIN’NY FEDERALISIMA teto Madagasikara sy ny fizarana ny fahefam-panjakana, indrindra teo amin’ny fampiasana ny hetra sy ny haba isan-karazany (budgets provinciaux).

    (Hotohizana)

    • 8 février à 09:18 | lysnorine (#9752) répond à lysnorine

      [Tohiny]

      Taorian’ny fiverenan’ny fahaleovantena dia nantsoina hoe « secrétaire d’État délégué à la province » ny chef de province, izay azo heverina hoe FIANDOHAN’ ny fanamafisana ny MAHA-IRAY TSY MIVAKY na ny fanjakana eto Madagasikara, na ny governemanta mitantana azy, na...ny firenena malagasy (ka izany io nosoketain’ny mpilalao pôlitika taty aoriana sy amin’izao androntsika izao hoe fanavangongoana mihoa-pampana ny fahefana eo am-pelatanan’ny governemanta na « centralisation excessive »). Fatratra no nitandrovan’ny fitondran’Itpkl. Tsiranana ireo zavatra telo loha ireo. Mifaningotra amin’izany ny nananganana ny « Fileovana » (préfecture) sy ny « Soba-Fileovana » (sous-préfecture) izay mazava ho azy fa mpanao fanjakana ambony TENDREN’ny governemanta ary EO AMBANY FIFEHEZANY. Tsy azo na iza na iza lavina fa nilamina ny tany sy ny fanjakana tamin’izany fotoana izany, nanjaka ny fandriam-pahalemana, ary tsy afa nanao ny danin’ny kibony ny dahalo sy ny mpangalatra omby na nanafika ny tanàna handrobana ny fanànan’ny mponina.

      Mpikambana tao amin’ny governemanta ireo sekreteram-panjakana misolo tena azy any amin’ny province ary miara-mivory amin’ny governemanta ao an-drenivohitra indray mandeha isam-bolana. Amin’ny maha-lehiben’ny province ny sekreteram-panjakana dia izy no mpanatanteraka ny fanapahan-kevitry ny Conseil Général na Antenimieran’ny olom-boafidin’ny faritany mandidy sy manapaka ny amin’ny raharaha mikasika ny tombon-tsoan’ny mponina sy ny province.

      Hoy ny lalàm-panorenana nanan-kery tamin’izany andro izany :

      Art. 56.- Les autorités placées à la tête de chaque province comprennent un Conseil général de province chargé de la gestion des intérêts provinciaux et un Secrétaire d’Etat délégué qui assume à la fois la charge des intérêts de l’Etat et l’exécution des décisions du Conseil général de province.

      Art. 63.- Le Conseil général de province règle par ses délibérations les questions concernant :
      • La création, l’organisation et le fonctionnement des écoles primaires publiques dans le cadre des principes fondamentaux déterminés par la loi et à l’exécution des questions relatives aux programmes et diplômes, ainsi qu’au recrutement, à la formation, à la gestion et à l’affectation entre les provinces du personnel enseignants ;

      • L’attribution des bourses de la province et les autres mesures d’aides aux élèves des divers ordres d’enseignement dans les conditions générales prévues par la loi ;

      • La création, l’organisation et le financement de centres culturels, bibliothèques ou autres, et de centres sportifs et d’éducation physique ainsi que l’aide à des organismes privés ayant le même objet ;

      • La création, l’organisation et le financement d’hôpitaux, de maternités et de dispensaires dans les conditions fixées par le Gouvernement ;

      • La création, l’organisation et le financement d’œuvres d’assistance ainsi que l’aide à des organismes privés ayant le même objet ;

      • La création, le financement, le mode de réalisation et de gestion d’ouvrages publics d’intérêts provincial ; tels que routes secondaires, aménagement des cours d’eau non navigables, travaux d’hydraulique agricole ;

      • Les mesures d’encouragement à la production et d’expansion agricole dans le cadre de la réglementation économique générale ;

      • Les règles de gestion du domaine de la province et les conditions d’acquisition, d’aliénation, de classement et de déclassement dans le cadre de la réglementation générale définie par la loi. [...]

      Le Conseil général est obligatoirement consulté sur la partie, concernant la province, des programmes tendant à la réalisation et à l’exécution des plans d’équipement et de développement.

      Izany no nahatonga ny mpanoratra frantsay iray nilaza fa raha tsy mpikambana tao amin’ny governemanta ireo sekreteram-panjakana misolo tena ny governemanta any amin’ny province ireo, dia miendrika « État fédéral »ny Repoblika Malagasy tamin’ny andron’Itpkl. Tsiranana.

      « Sans l’ambiguïté de la double casquette du chef de province-secrétaire d’État délégué, la première République malgache ressemblerait plus à un État fédéral. »
      [Thierry Roger Caligaris. Les paradoxes de la province malgache d’Antsiranana : potentialités et réalités. Géographie. Université de la Réunion, 2010, p.336.]

      [Hotohizana]

    • 8 février à 09:36 | lysnorine (#9752) répond à lysnorine

      (Tohiny)

      Talohan’ny fitsanganan’ny Repôblika Malagasy MBOLA TSY NAHALEOTENA tamin’ny 14 Ôktôbra 1958, dia efa nisy...FRANTSAY nampitandrina ny loza aman’antambo ho vokatry ny fampiharana ny federalisima natsangan’ny Loi-cadre voalaza erỳ aloha tamin’ny lahatsoratra iray nitondra ny lohateny hoe :

      « La balkanisation de Madagascar » niseho tao amin’ny « Gazetin’ny Malagasy » n°422, Alarobia 7 Aogositra 1957, mivoaka isan-kerinandro.

      SEPT GOUVERNEMENTS au total, une CINQUANTAINE de ministres et de présidents dirigeront désormais les affaires de Madagascar, pays grand comme la France et peuplé de quatre millions d’habitants.

      Telles sont les votes émis un certain dimanche matin au petit jour, par l’assemblée nationale, sous la pression des modérés et du M.R.P. [Mouvement Républicain Populaire-Antoko frantsay akaiky ny EGLIZY KATÔLIKA]
      Beau travail, en vérité, accompli par des hommes qui – bien entendu – IGNORENT TOUT DE LA SITUATION RÉELLE de la Grande Île et pensent avoir atteint le summum de l’habileté en pratiquant à longue distance, la maxime royale : « DIVISER POUR RÉGNER ».

      Ils ont simplement OUBLIÉ qu’en appliquant ce principe, les rois de France avaient souci de N’OPPOSER LES UNS AUX AUTRES que ceux des CHEFS QUI LEUR ÉTAIENT HOSTILES, leur but final étant NON PAS DE DIVISER MAIS BIEN DE RASSEMBLER LES POPULATIONS des provinces non encore gagnées à la cause nationale.

      Or, c’est la POLITIQUE INVERSE qu’on entend suivre à Madagascar.

      AVANT L’ANNEXION de Madagascar par les Français en 1896, la Grande Île formait un ÉTAT MONARCHIQUE qui avait trouvé très rapidement son UNITÉ TERRITORIALE que justifiaient à la fois sa position géographique, sa LANGUE –qui est pratiquement LA MÊME dans toute l’Île-, et ses MŒURS

      Sans doute, avait-on DIVISÉ le territoire en CIRCONSCRIPTIONS ADMINISTRATIVES. Mais ce découpage n’entamait en rien l’UNITÉ POLITIQUE du pays.

      Et voilà qu’aujourd’hui, cette Île peuplée, répétons-le, de quatre millions d’habitants, se trouve pratiquement DIVISÉE EN « SIX ÉTATS » ayant CHACUN à leur tête UNE ASSEMBLÉE et UN GOUVERNEMENT, des PRÉSIDENTS et des MINISTRES, LE TOUT COIFFÉ PAR UN SUPER-ÉTAT CENTRAL AYANT LUI AUSSI, comme de juste, SON GOUVERNEMENT et SON ASSEMBLÉE, SES PRÉSIDENTS et SES MINISTRES.

      On a voulu, paraît-il, tenir compte de la PERSONNALITÉ DES PROVINCES MALGACHES ! Or ces provinces au nombre de cinq –de 1946 à 1956- ont été, il y a douze mois à peine, DÉMANTELÉES pour donner naissance à une sixième province...en attendant la septième ou la huitième AU GRÉ DES PRÉOCCUPATIONS ÉLECTORALES de tel ou tel parlementaire.

      Qui oserait PARLER SANS RIRE de la PERSONNALITÉ de ces provinces qui, -nouveaux protozoaires, s’engendrent les uns les autres par scissiparité ?

      ON PRÉTEND QUE ces provinces ainsi ÉLEVÉES AU RANG DE QUASI-ÉTAT, auront des POSSIBILITÉS FINANCIÈRES PLUS GRANDES ET POURRONT S’ÉQUIPER MIEUX ET PLUS VITE.

      Or, Madagascar, pays SOUS-DÉVELOPPÉ et SOUS-ÉQUIPÉ, a un budget global qui est le CINQUIÈME DU CHIFFRE D’AFFAIRES des galeries Lafayette.

      Par quel MIRACLE BIBLIQUE arrivera-t-on à DONNER à CHAQUE BUDGET PROVINCIAL, CE QUI A TOUJOURS MANQUÉ AU BUDGET TERRITORIAL, c’est à dire le VOLUME et l’importance ?

      Il est bien évident, AU CONTRAIRE, que l’armature de chaque province-état, coûtera cher et pèsera de plus en plus lourdement sur les finances locales déjà à bout de souffle.

      Alors ? A quoi rime cette réforme spectaculaire et absurde ? Tout simplement À OPPOSER LES CÔTIERS AUX HOVAS EN EXALTANT le sentiment le plus sordide et le plus égoïste qui soit : le RACISME.

      Car demain, les côtiers vont applaudir : Pensez donc ! Des présidents et des ministres qui ne sont pas hovas mais obligatoirement côtiers.., quels progrès !

      Mais après demain, lorsque nos populations côtières se rendront compte que la réforme ne leur aura rien rapporté d’autre qu’un SURCROÎT D’IMPÔTS ET DE SUJÉTIONS ADMINISTRATIVES...quelle déception ! et quelle rancœur !

      C’est alors que le sentiment raciste anti-hova fera place à un SENTIMENT NATIONALISTE ANTI-FRANÇAIS que les extrémistes sauront exploiter le moment venu contre notre pays, CONTRE NOTRE PRÉSENCE, contre cet ensemble franco-africain que, jour après jour, nous nous efforçons de forger.

      Nous récolterons alors les fruits amers et douloureux, peut-être sanglants, l’incompréhension et l’insouciance de ceux qui, une fois de plus, « n’auront pas voulu cela », se seront efforcés, avec une diabolique instance, de faire mûrir...

      HAVANGUACHE

      (Hotohizana)

  • 8 février à 10:07 | lysnorine (#9752)

    (Tohiny sady farany)
    Mety ny mameno ny voalazan’ilay mpanoratra etsy aloha momba ny firafitry ny Fanjakan’Andriana teto Madagasikara tamin’ny taon-jato faha-19, manamarika fa 22 no isan’ny provinces tamin’izany vanim-potoana izany. Hoy indrindra ny Rev. William Ellis, History of Madagascar, vol.1, London, 1838, pp,. 61, 62. :

    “Madagascar contains twenty-two chief or larger provinces [...]
    The following are the provinces into which Madagascar is at present divided.

    1. Vohimarina,
    2. Maroa,
    3. Ivongo,
    4. Mahavelona,
    5. Tamatave,
    6. Betanimena,
    7. Anteva,
    8. Matitanana,
    9. Vangaidrano,
    10. Anosy,
    11. Androy,
    12. Isienimbalala,
    13. Ibara,
    14. Betsileo,
    15. Menabe,
    16. Ambongo,
    17. Iboina,
    18. Antsianaka,
    19. Ankay,
    20. Ankova,
    21. Mahafaly,
    22. Fiarenana.

    Samy nanandrana ny handrava ny province enina na ny prôfesôra Zafy (provinces 28) na Ingahy Ravalomanana (provinces 22) fa tsy nahatohitra an’i Frantsa sy ny tompon-tany, « andry faha-dimy » fiankinany hatrizay hatrizay, hany ka samy voaongana izy mianaka ! Araka ny fanjohiana ny pôlitikan’i Frantsa eto Madagasikara hatramin’izay, dia tsy ho avelany mihitsy ny fandravana io firafitra io izay nasainy nohamafisina izaitsizy tamin’ny fiverenan’Ingahy Ratsiraka teo amin’ny fitondrana tamin’ny1996 (« provinces autonomes » ) niaraka tamin’ny fampidirana ny « coopération décentralisée » mba tsy hampihemotra ny fampitresahana an’i Madagasikara na « balkanisation » amin’ny lalan’ny famelomana ny fiorenam-paka ny federalisma natsangany tamin’ny 60 taona lasa. Mihamafy ihany amin’izay ny fanjanahan’i Frantsa sy ny longony an’i Madagasikara ary mihamora hatrany hatrany ny fandrobany ny harem-pirenena sy ny tanin’ny Malagasy tompon-tany, very tanindrazana ary miha-fadiranovana andro aman’alina. Tohin’izany tantara izany fotsiny ity fiantsoana referendum ity.! Tsarovana fa tamin’ny Mey 2002, taorian’ny tsi-nahalavorary ny adim-poko naretin’Ingahy Ratsiraka, dia efa nihikiaka izany referendum momba ny federalisima izany Ingahy Pierrot Rajaonarivelo sekretera jeneralin’ny AREMA tamin’izany andro izany, arak’izao tatitra tan-gazety izao :

    L’Express du samedi 11 mai 2002 n°2183
    Pierrot Rajaonarivelo prépare l’Arema à un référendum constitutionnel

    D’emblée, Pierrot Rajaonarivelo a d’abord félicité le souhait de l’aile dure des partisans de l’Amiral Didier Ratsiraka de s’acheminer vers l’INDÉPENDANCE des provinces autonomes : “Ce qui nous reste à faire maintenant c’est comment légaliser et faire entrer dans la Constitution cet Etat fédéré de Toliara”. [...]

    “Il nous faut trouver les moyens de légaliser notre souhait, pourquoi ne pas proposer un référendum constitutionnel sur l’Etat fédéral. Nous pourrions proposer d’inscrire dans la Constitution que Madagascar est une nation, une République, subdivisée en 6 Etats fédérés”, a expliqué le 1er secrétaire national de l’Arema devant les élus et aux côtés de Jean De Dieu Maharante et de Monja Roindefo.

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