En réponse aux critiques à l’encontre de la hausse des tarifs décidée par la JIRAMA, le ministère de l’Énergie a défendu en conseil de gouvernement ses positions. Ainsi, le conseil de gouvernement a été informé des formules d’ajustement des tarifs de la JIRAMA qui se traduisent à travers l’évolution de certains paramètres qui spécifient les coûts engagés dans les activités du secteur électricité, à savoir :
- Parités du Dollar US et de l’Euro, devises dans lesquelles sont libellés les principaux coûts
- Prix du gasoil
- Indice des prix à la consommation.
Les tarifs auraient dû être ajustés dès 2009 afin de compenser la hausse considérable de ces paramètres depuis. Cependant, compte-tenu de la situation socio-politique qui avait prévalu à l’époque dans le pays, il a été décidé d’accorder, en Avril 2009, une baisse de 10% des tarifs afin de tenir compte des difficultés que traversait la population.
Mais depuis, aucun ajustement des tarifs n’a été opéré alors que lesdits paramètres économiques ont tous évolué à la hausse. À titre indicatif, la non application des ajustements des tarifs de l’électricité depuis 2009 a engendré un manque à gagner estimé à plus de 80 milliards d’Ariary sur la partie « recette électricité » de la Jirama.
De ce fait, un ajustement de 18% des tarifs de l’énergie consommée est impératif. Néanmoins, compte-tenu de la situation qui prévaut dans le pays, cet ajustement n’est pas intégralement appliqué à tous les abonnés afin de préserver les couches de la population les plus vulnérables et de préserver la compétitivité des industriels. Ainsi, toute consommation de moins de 25 Kw n’est pas touchée par cet ajustement des tarifs.
Recueilli par Bill







