Le secrétaire général du « Avotra bo an’ny firenena » et candidat déclaré aux présidentielles, Laza Razafiarison, a lancé ce samedi 2 juin 2012 un ultimatum de 36 heures aux plus hautes autorités civiles et aux hiérarchies militaires pour décider de la concrétisation du changement réclamé en son temps. Dans le cas contraire, la grève générale sera déclenchée dès ce lundi, poursuit-il. Selon Laza Razafiarison, la lutte et l’objet de ces rassemblements « populaires », c’est la lutte pour la libre expression pour réaliser la démocratie. Il a par la même occasion appelé les fonctionnaires à démontrer leur solidarité et leur capacité, « de nuisance » allions-nous dire.
En attendant, l’appel à manifestation sur la place de l’avenue Analakely par la radio Free FM depuis plusieurs jours a été entendu. Du monde, on peut dire qu’il y en eut ce samedi 2 juin ; des attroupements eurent lieu autour de la place Ralaimongo en face du restaurant Le Glacier, du côté de l’Hôtel de France également, puis par moments devant l’Hôtel de Ville. Malgré les menaces de cocktail Molotov et de gros bras qui seraient prêts à en découdre avec les manifestants et en dépit des stratégies médiatiques de dissuasion développées par des responsables des forces de l’ordre, cela n’a pas empêché le rassemblement sur la place mythique du 13 mai ou d’Analakely ou de la démocratie. Laza Razafiarison, secrétaire général du parti « Avotra ho an’ny firenena » a pu s’adresser au public et à ses militants parmi lesquels des membres de l’association ATAFA ou des sympathisants d’Otrikafo, bien que les deux équipements de sonorisation aient été la cible et la convoitise des forces de l’ordre et des « casseurs ». Car des perturbateurs, il y en eut aussi, tel celui qui a été poursuivi puis pris par les manifestants et, si l’on en croit les reportages de la radio Free Fm, qu’ils allaient remettre aux forces de l’ordre mais en vain ; car ces dernières auraient fait semblant d’ignorer tout en se déplaçant vers un autre endroit pour effectuer leur surveillance.
Lors de son allocution, Laza Razafiarison s’est référé sur un ton de dénonciation au témoignage d’un homme qui s’est déclaré comme ayant été sur place au complexe scolaire d’Ampefiloha avec des gros bras lors de la distribution d’argent pour dénigrer ou dénaturer le rassemblement que les organisateurs voulaient pacifique, sans heurts ni affrontements ou dérapages.







