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mardi 17 octobre 2017
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Politique

Constitution

L’épidémie de révision constitutionnelle ravage l’Afrique

mercredi 20 septembre | Yvan Andriamanga

Pernicieux comme le virus d’Ebola, contagieux comme la peste, l’épidémie de révision constitutionnelle ravage l’Afrique dont la Grande Ile bien évidemment. Le canal de Mozambique ne nous épargne pas de ce mal africain. Rien que pour cette année, alors qu’Ibrahim Boubacar Keïta le président malien a finalement renoncé de mauvaise grâce à une révision constitutionnelle, le Togo de Faure Gnassingbé veut y aller coûte que coûte comme le Burundais Pierre Nkurunziza qui n’a cure de l’animosité de la communauté internationale et encore moins celle de la population burundaise. On prête aussi au président congolais Joseph Kabila l’intention de révision du texte fondamental. Et voilà que le régime Rajaonarimampianina veut réviser la Constitution alors qu’il était partie prenante à sa conception en tant que ministre des Finances pendant la Transition.

Depuis le début des années 90, début de la période « démocratique » dans le monde dont l’Afrique, quasiment tous les pays africains ont révisé au moins une fois leurs textes fondamentaux. La majorité plusieurs fois même, certains tous les quatre matins comme Madagascar.

La plupart du temps, ceux qui sont au pouvoir en Afrique révisent la Constitution pour renforcer leurs pouvoirs et accessoirement y rester ad vitam aeternam. Parmi les raisons de la révision constitutionnelle africaine : la limitation du nombre de mandats à deux comme la limitation d’âge ou la nécessité de démission du Chef d’Etat en exercice avant le scrutin. Les présidents africains veulent rester en place jusqu’à leur décès, sans limitation de mandats, sans limitation d’âge et sans à avoir démissionné pour se représenter. Et évidemment sans à avoir de compte à rendre à qui que ce soit.

12 commentaires

Vos commentaires

  • 20 septembre à 11:26 | dafily (#9983)

    Une oeuvre me vient à l’idée quand on évoque le sujet du maintien au pouvoir des présidents africains. La satyre illustre la plupart des aspects tordus et assumés qu’ils utilisent, et en abusent sans vergogne.

    Jetez un oeil à la réalisation de Mamane, satyrique sur Afrique matin : « Bienvenu au Gondwana » ! la CI y est superbement représentée, du vrai cinéma qui n’en est pas un... si on gratte un peu.

  • 20 septembre à 11:43 | Behantra (#9165)

    Revision constitutionnelle

    Mais ou sont passés les soit disant communiquants ’officiels’ rattachés à la présidence ??

    C’est pourtant leur rôle d’expliquer et de faire cpmprendre une politique qui s’inscrit dans le long ou moyen terme mème si l’éxigence médiatique et l’attente de l’opinion publique se situent dans le court terme

    N’est ce pas rambonaitra ??

  • 20 septembre à 12:38 | betoko (#413)

    Chose bizarre , certains de ceux qui étaient avec Andry Rajoelina et maintenant avec Hery Rajao ont défendu bec et ongle cette constitution de la IV république , maintenant ils veulent la modifier .
    Est ce qu’à chaque fois que nous changions de président de la république , on doit changer la constitution et certainement si Hery Rajao sera élu en 2018 , 5 ans après il va encore modifier cette constitution pour pouvoir encore rester au pouvoir , au lieu de 2 fois 5 ans ce sera des mandats illimités

  • 20 septembre à 12:46 | kartell (#8302)

    Est-ce à dire que nous serions dans la norme, celle actée par les républiques bananières africaines ?…
    Ce mimétisme dans le tripatouillage des constitutions serait-il une étrange coïncidence ou des initiatives qu’on se refilerait entre amis africains ?….
    Le constat montre qu’il a cours dans des pays où les chefs d’états tentent de s’accrocher à leur trône, faute d’une adhésion populaire et au vu des résultats catastrophiques découlant de leurs mandats inter... minables !….
    Madagasikara n’échappera donc pas à cette malédiction des hommes de pouvoir qui, après avoir ruiné, un peu plus le pays, s’accrochent à leur siège, devenu très éjectable ?…
    Et rien ne semble pouvoir en arrêter ce processus récurrent, tant nos institutions sont verrouillées par une élite qui escompte garder, par tous les moyens, la main sur leurs prérogatives ….
    En jouant ainsi aux petits mécaniciens constitutionnels, le pouvoir, incapable de faire avancer le pays, a trouvé un excellent moyen pour espérer conserver sa place en transformant la constitution en nouvelle machine à pronunciamiento avec une armée consentante mais encasernée, et où, l’illusion démocratique aura sa part belle, mais où, la désespérance populaire, sera immense !…

  • 20 septembre à 13:13 | Ramose Rabeza (#10010)

    Le principal argument avancé par Hery Rajaonarimampianina est qu’en cas de deuxième tour l’expérience montre que les délais sont trop courts pour que les élections soient terminées avant la fin du mandat du Président en exercice. 22 semaines en moyenne séparent le premier tour et l’intronisation, soit cinq mois et demi.

    Son raisonnement ne tient que s’il ne se présente pas, au terme de son mandat son successeur pourrait effectivement ne pas encore avoir été proclamé.
    Mais s’il se présente, son argument est infirmé car il aura démissioné et l’intérim sera assuré par le Président du Sénat jusqu’à la prise de fonction du candidat élu.

    A moins que Hery Rajaonarimampianina décide de ne pas se présenter il n’y a donc aucune raison d’initier une procédure inutile, chronophage et coûteuse. Et admettons que le budget soit disponible, ces milliards d’ariary seront bien plus utiles ailleurs comme dans la lutte contre l’insécurité.

  • 20 septembre à 13:21 | aina gasy (#10023)

    Une nécessité impérieuse se fait par décision d’une juridiction (HCC) et non du gouvernement seul.......elle devrait être étudiée mûrement pendant un temps convenable par la HCC mais non à la hâte pour un besoin personnel !

  • 20 septembre à 15:50 | njarasoa (#10017)

    c’est normal !c’est ça le problème fondamental en Afrique !les dirigeants africains corrompus et égoïstes veulent rester longtemps au pouvoir. Prenons le cas de Madagascar, le Président de la République Madagascar lui même qui a laissé entendre que nous ne sommes pas assez équipé pour préparer une élection dans un court délais(1an). De plus,Le principal argument avancé par Hery Rajaonarimampianina est qu’en cas de deuxième tour l’expérience montre que les délais sont trop courts pour que les élections soient terminées avant la fin du mandat du Président en exercice. 22 semaines en moyenne séparent le premier tour et l’intronisation, soit cinq mois et demi. tout ça dans le but de réviser la constitution selon ses besoins !

  • 20 septembre à 16:31 | Ibalitakely (#9342)

    & qui dirait que la françafrique n’est point derrière tout cela. Dans le début des années 60 elle a installé dans les toutes nouvelles républiques qu’elle « venait de libérer de sa colonialisat° » des présidents de profession libérale tel un écrivain comme le sénégalais Senghor, ou un instituteur malagasy comme Tsiranana, & d’autres, puis dans les années 70 elle fait souffler le vent de la révolut°, militaire de surcroit.
    *Qqs évènements historiques en // du Dahomey & de Madagasikara.
    1- Début des années 60 : tous deux devenus républiques & présidés par des hommes, de profession libérale, désignés [parachutés] par la France en l’occurrence Hubert Maga & Tsiranana Philibert.
    2- Début des années 70 : prise de pouvoirs par des militaires dits révolutionnaires : Major Mathieu Kérékou & Cne de corvette Ratsiraka Didier.qui rebaptise chacun leur pays : le premier en République Démocratique du Bénin & le second en République Démocratique de Madagascar.
    3- début des années 90 : retour des civiles au pouvoir tjrs de profession libérale : professeur Nicéphore Soglo & professeur Zafy Albert. Effacement simultané du mot Démocratique dans les deux pays [EMGAP → EMGA, COSFAP → COSFA,...]
    4- Milieu des années 90 : retour des militaires déchus au début des années 90 : Gal Mathieu Kérékou & Amiral Ratsiraka Didier.
    5- Années 2000 : retour de civiles au pouvoir : Boni Yayi puis Patrice Talon & Ravalomanana Marc puis Rajaonarimampianina Hery Martial.
    6- …

    • 20 septembre à 16:37 | atavisme premium (#9437) répond à Ibalitakely

      Et que modifie cette rhétorique dans vos problèmes de régression économique et sociale ?

    • 21 septembre à 09:00 | Ibalitakely (#9342) répond à Ibalitakely

      Ö ratatavy,
      Dia mbola mila atao sary amin’ny tsy mahita hafa tsy ny tendron’orony koa ve hoe TSY MAHAVITA IZAY FANIRINA & HETAHETAN’NY VAHOAKA IZAY MPITONDRA EO SATRIA TSY HAFAKA MANAO IZANY FA VOAGEJAIN’NY FRANTSAFRIKANAREO, ka hoe « vos problèmes de régression économique et sociale ahoana ?? ». Tsy anareo misy kitro ny lelany @ filelafana vodim-bazaha marina ny olana eto Madagasikara.

  • 20 septembre à 20:09 | tsimahafotsy (#6734)

    Les magouilles politiques précédant les élections, puis les règlements de compte entre politiciens mafieux et le chaos qui suivent chacune de nos élections sont le triste révélateur de notre psyché nationale.
    Avec les tensions politiques et sociales, le climat d’insécurité que le pouvoir HVM alimente sournoisement, force est de constater que ce n’est pas de bonne augure pour les élections... et l’avenir à court terme du peuple malagasy.
    Un dicton dit :
    les K.onneries c’est comme les impôts. On finit toujours par les payer, mais très cher.
    Le peuple malagasy n’a pas fini de payer les « impôts » des fozas !

  • 26 septembre à 15:18 | SNUTILE (#1543)

    Le véritable boulet de l’Afrique c’est sa hotte VIDE de réserve en homme, en femme capable de gouverner après le passage du flambeau, du relais.
    La flamme s’éteint, le relai est piétiné parterre sans repreneur ou repreneuse capable de l’entretenir et encore moins de l’améliorer en progrès.
    Combien sommes nous à ce jour dans les potentiels de gouverner sereinement après nos universités ou expériences éprouvées ? Existe t-il la liste estimative ?
    Merci de partager .

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