Du monde ce samedi 19 mai, il y en avait jusqu’à rendre certains politiciens jaloux. Des éléments des forces de l’ordre, on peut dire qu’ils étaient aussi très nombreux, donnant l’impression qu’ils étaient en face d’une masse de terroristes. Les appels des organisateurs de la marche pour investir la place de la démocratie à Ambohijatovo ont été entendus mais la détermination des forces de l’ordre a été plus grande que les manifestants qui ont finalement échoué dans leur initiative. À plusieurs reprises, Fidèle Razarapiera de Free FM, la station radio qui émet sur 104.2, un des initiateurs de cette marche sur la place de la démocratie, a essayé de raisonner les manifestants mais ceux-ci semblaient refuser de lui obéir sur ce point et les gaz lacrymogènes ont aussitôt tonné.
Il faut dire que les forces de l’ordre ont anticipé car selon les reportages, Fidèle Razarapiera était en train de se concerter avec des responsables syndicaux associés à la manifestation pour décider de ce qui allait être la suite de ce rassemblement interdit ; apparemment, ils allaient demander l’avis de ce monde déjà fébrile, et qui voulait absolument concrétiser son désir d’envahir le jardin d’Ambohijatovo. Le rassemblement autour de la sonorisation mobile installée devant l’ancienne place Goulette sur le parking de la mosquée des Ismaéliens menaçait-il dangereusement la place interdite de la démocratie que les forces de l’ordre ont du sévir. La réplique ne s’était pas fait attendre car des blocs de pierre ont été jetés depuis le haut du tunnel pour faire barrage tandis que des pneus ont été brûlés au milieu de la route. Des pots de fleurs ont même été vidés de leur contenu pour servir de barrage en travers de l’avenue principale du centre ville. La chasse aux manifestants s’est poursuivie jusque dans les artères d’Analakely. Tout cela s’est déroulé en présence de deux agents du Bureau de liaison de la SADC, ceux-là même qui étaient déjà sur les lieux lors de l’initiative des parlementaires de la mouvance Ravalomanana.
Résultats, plusieurs blessés dont un par balle et une dizaine d’arrestations. De sources proches des forces de l’ordre indiquent que six (6) personnes ont été relâchées et que les principaux instigateurs de cette manifestation sont recherchés, ainsi qu’un ancien militaire soupçonné d’avoir tiré pour avoir provoqué cette blessure par balle.







