La première session ordinaire du Parlement de la transition a commencé ce premier mardi du mois de mai – 1er mai 2012 –, sans la mouvance Ravalomanana. Le chef de délégation de cette mouvance, à la fois président du Congrès de la transition (CT) était absent. Il s’est fait remplacer à son poste par Razafindriambelo Njato Harinony Ihajamanana, vice-président du CT au nom de l’ancienne province d’Antananarivo ; motif invoqué pour expliquer cette absence du président du CT pour trois jours, les malaises et incommodités provoqués par les jets de grenades lacrymogènes du samedi 28 avril dernier à Ambohijatovo. Il faut dire que les hostilités avec les gaz lacrymogènes ont commencé au moment où Mamy Rakotoarivelo descendait à pied le quartier de Mandrosoa accompagné d’une foule assez importante pour rejoindre la Place de la Démocratie à Ambohijatovo où l’attendaient ses partisans mais aussi de pied ferme, les forces de l’ordre de l’EMMO ; ces dernières n’ont pas hésité à lui lancer des grenades lacrymogènes avant qu’il n’arrive près de la stèle des martyrs du 29 mars 1947. Cela n’avait cependant pas empêché Mamy Rakotoarivelo de prononcer un discours sur la place du Magro ce 30 avril ou de tenir une conférence de presse ce 1er mai.
Quoi qu’il en soit, le Parlement est entré en session ordinaire pour 60 jours. Il a du pain sur la planche. Outre l’observation et l’évaluation de la mission du gouvernement, le Congrès de la transition aura à examiner et à adopter la loi relative au Conseil du Fampihavanana Malagasy (CFM) qui sera encore débattu en conseil cette semaine ; la loi sur la sécurité aérienne ou encore la mise en place de commission parlementaire sur les problèmes qui ont fait l’actualité ces derniers mois, dont le bois de rose, la Communication, et sans doute les problèmes des instituteurs et professeurs des collèges et lycées publics. Il faut noter que les membres du Conseil supérieur de la transition (CST) issus de la mouvance Ravalomanana, eux aussi ont décidé de boycotter aussi bien la séance d’ouverture officielle que les réunions et travaux du CST ; jusqu’à quand ? Peut-être jusqu’à une réunion de la SADC sur le cas Madagascar.
Quant au Premier ministre qui était présent lors de la cérémonie d’ouverture de la session du Congrès, il n’a pas manqué de déplorer les événements de ce samedi 28 avril tout en appelant la mouvance Ravalomanana à réintégrer le processus et à continuer le dialogue, étant signataire de la feuille de route.
Recueilli par Valis








