Des étudiants de l’École polytechnique de Vontovorona et des facultés de l’université d’Ankatso sont de nouveau descendus dans la rue ce mardi 31 juillet 2012 ; raisons invoquées, ils sont las d’être ignoré par les responsables quand ils manifestent à l’intérieur du campus d’Ankatso alors que leurs problèmes sont demeurés sans solution durable depuis plusieurs mois. Donc ils ont décidé d’interpeller le grand public sur leur sort. D’ailleurs les usagers de la route et les riverains admettent que les revendications des étudiants pour qu’ils achèvent leur année universitaire en toute sérénité et poursuivent leurs études en toute quiétude sans plus s’inquiéter de budget de fonctionnement ou de bourse sont tout à fait légitimes, mais que ces étudiants n’entravent pas à leur liberté de circuler et d’exercer leurs activités.
Effectivement, contrairement à leur déclaration de manifestation pacifique, ces étudiants – une partie et non pas tous – , ont occupé toute la rue qui mène au terminus de bus, voire celle qui conduit jusqu’au grand portail du campus. Malgré les pourparlers avec les éléments des forces de l’ordre qui se sont rendus sur place pour rétablir la circulation, la situation a viré à l’affrontement ; des tirs au gaz lacrymogène ont été la réplique aux jets de pierres et des poursuites jusque dans l’enceinte de l’université ont été constatées. Les forces de l’ordre ont été apparemment obligées de faire de la sorte car les jets de pierres menaçaient les riverains et les usagers de la route.
En tout cas, la situation à l’université inquiète car pendant la matinée de ce mardi 31 juillet, des étudiants grévistes ont perturbé ceux qui étaient dans les salles de classe et l’amphithéâtre pour les en extraire, provoquant ainsi selon certaines sources, des affrontements entre étudiants. Du côté du Seces, la section Antananarivo a décidé de radicaliser son mouvement de grève. Elle prévoit pour ce vendredi 3 août, un « grand sit-in conjoint » sur l’esplanade. Sont conviés à cette rencontre devant la Présidence de l’Université, la cellule de crise du personnel administratif et technique de l’université d’Antananarivo, les étudiants ainsi que les membres du Seces.
Recueilli par Bill







