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mercredi 23 août 2017
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Economie

De la pertinence des privatisations pour l’Afrique

mercredi 24 mai

On a tendance à beaucoup avoir peur et à fortement critiquer les libéralisations en Afrique. Ce genre de programme inquiète beaucoup les populations. Pourquoi ?

La privatisation n’a pas bonne presse en Afrique. Elle a été souvent contestée, voire remise en cause au regard de son bilan mitigé. Elle est souvent présentée comme une menace pour le développement et la création d’emplois. Toutefois, il ne faudrait pas jeter le bébé avec l’eau du bain. Car si la mise en œuvre des privatisations en Afrique a été dévoyée en raison du non respect de certains préalables institutionnels (état de droit, liberté des prix, concurrence saine, etc.), ce n’est pas pour autant que les privatisations sont perverses en soi. Au contraire, bien mises en œuvre, elles seront sources de prospérité pour tous, et ce pour plusieurs raisons.

Propriété et entrepreneuriat

Lorsque les citoyens croient que le seul chemin vers l’enrichissement personnel est la fonction publique, la société finit par manquer d’innovation et les individus ne peuvent plus mobiliser leurs idées et leurs énergies créatives pour produire de la richesse. Les droits de propriété privée, en stimulant l’esprit d’entreprise, encouragent l’innovation, un aspect et un résultat primordial du processus entrepreneurial. La propriété publique, en inhibant l’esprit d’entreprise, décourage l’innovation.

Il n’est pas logique de soutenir l’esprit d’entreprise et de s’opposer à la privatisation en même temps. C’est parce que l’on ne peut agir en tant qu’entrepreneur que sur la base de ressources propres. Fondamentalement, l’esprit d’entreprise consiste à découvrir les bénéfices de purs arbitrages et à dépenser des ressources réelles pour créer de la valeur en répondant à des besoins encore insatisfaits. La découverte entrepreneuriale elle-même reflète la naissance d’un droit de propriété privée sur une chose.

En revanche, il n’y a pas de lien entre la propriété publique et l’esprit d’entreprise. Un aspect crucial de la propriété privée, la transférabilité, est absent dans le cas des biens publics et, par conséquent, l’entreprise publique échappe au contrôle du marché. Le manque de transférabilité de propriété supprime le mécanisme de discipline des propriétaires publics (l’Etat) qui se dédouanent de leur responsabilité en cas de pertes. La propriété non transférable est inefficace car entourée de peu d’incitations à faire bien. C’est bien cela le nœud gordien de la mauvaise gouvernance publique dans la mesure où les gestionnaires sont tentés de poursuivre des objectifs, contraires à l’intérêt général, sans en assumer directement les conséquences.

Risques et incitations

Lorsque la sphère politique s’ingère dans la sphère économique, on observe bien souvent des incitations perverses pour des dépenses de type « éléphants blancs », alors que les institutions du marché aident les acteurs privés à prendre des risques calculés. Comme les attitudes des gens à l’égard des risques varient, la propriété privée permet une réallocation des risques parmi les opérateurs. La propriété publique ne l’autorise pas en raison de l’appropriation obligatoire. Ainsi, selon l’économiste américain Alchian, un père fondateur de l’approche par les droits de propriété : « Sous la propriété publique, les coûts de toute décision ou choix sont moins supportés par le décideur que sous la propriété privée ».

En outre, le style de gestion diffère selon la nature de la propriété. Dans les entreprises publiques, non soumises à la concurrence, il n’y a pas de lien entre les recettes et les efforts déployés, et le prix des services fournis ne reflète pas leur véritable valeur. En conséquence, les gestionnaires publics ne peuvent que faire ce que Ludwig Von Mises appelle « gestion bureaucratique » par opposition à la « gestion de performance ». Habituellement appelée classe de fonctionnaires, la bureaucratie est en fait une forme particulière de gestion qui ne recourt pas au calcul économique (coûts vs bénéfices). Par conséquent, ni l’exploitation des ressources ni celle de l’information ne peuvent être efficaces. Et c’est par nature que la gestion bureaucratique est corrompue.

Sans possibilité de réaliser des profits, il n’y a pas d’incitation à fournir du capital pour aucune entreprise. C’est pourquoi les entreprises publiques sont généralement sous-capitalisées et génèrent des gaspillages bureaucratiques. Un système de propriété privée, au contraire, peut déterminer si le capital est bien utilisé de manière à satisfaire les consommateurs. Les entreprises privatisées apportent un meilleur savoir-faire technique et un esprit de gestion moderne.

Biens publics et externalités

Les opposants à la privatisation évoquent les problématiques de biens publics et des externalités, en s’appuyant implicitement sur l’idéal de concurrence pure et parfaite. Par exemple dans le cas de collecte des ordures : étant donné que tous les utilisateurs potentiels tentent de jouer au « passager clandestin », l’offre privée de biens publics serait insuffisante (« sous-optimal » dans la langue de l’économiste). Les externalités sont des transactions entre acheteurs et vendeurs qui génèrent des coûts et des avantages pour les tiers, et où les parties impliquées ne tiennent pas compte des effets externes de leurs choix sur les tiers (« la société en général »).

L’offre des services qui génèrent des externalités positives (lorsque les avantages sociaux dépassent les coûts sociaux), comme l’éducation et la santé, serait sous-optimale via le marché. À l’inverse, les externalités négatives de la pollution créées par les transactions privées seraient surabondantes. Tout cela est mis sur le compte des défaillances du marché, d’où la nécessité de l’intervention du gouvernement pour les corriger, notamment via des taxes pour internaliser les externalités. Cependant, le comportement de « passager clandestin » peut ne pas être aussi omniprésent que présenté par les théoriciens des biens publics. Des mécanismes peuvent être conçus pour surmonter le problème du « passager clandestin » et amener les individus à révéler leurs véritables préférences pour un bien public. Le processus de découverte entrepreneuriale sans entrave par l’intervention de l’État peut internaliser les externalités mieux que les actions gouvernementales comparables, à condition que les droits de propriété soient clairement définis.

En septembre 1996, un politicien mauricien avait déclaré publiquement que « la privatisation ne devait pas être perçue comme une menace, mais comme une opportunité  ». Une telle déclaration, proche du credo du secteur privé, émanait pourtant du ministre des Finances responsable de la planification économique ! C’est la preuve que ce ne sont pas seulement les partisans du marché libre qui peuvent considérer la privatisation comme une opportunité plutôt qu’une menace.

Eric Ng Ping Cheun
, auteur vient de « Economic Sense », Editions Le Printemps, 2017 (version très élaguée).

Article publié en collaboration avec Libre Afrique.

10 commentaires

Vos commentaires

  • 24 mai à 10:21 | Isambilo (#4541)

    Propagande idéologique des chiens de garde du libéralisme.
    « La propriété publique, en inhibant l’esprit d’entreprise, décourage l’innovation. » C’est à se demander comment les ingénieurs des PTT français ont mis au point tout ce qu’Orange commercialise actuellement.

    • 25 mai à 08:18 | Stomato (#3476) répond à Isambilo

      Pourquoi toujours prendre exemples sur la France tellement honnie par les malgaches ?
      Et l"exemple des PTT française est malvenue.
      Cette société d’état se portait bien avant que les syndicats politisés ne commencent à mettre le « souk » dans les rouages de cette structure.
      Puis les politiques aux poches vides se sont rendu compte que l’argent de cette structure pouvait facilement faire l’objet de lois de spoliation pour combler d’autres trous financiers béants, leurs poches.

      Puis ce fut l’épisode de la privatisation confiée à des copains coquins !

      L’idéal serait des sociétés privées pour les secteurs non régaliens (alimentation de base, énergie, eaux), mais dans le cadre de suivi réel par l’état.
      Mais ceci est une réelle utopie !

  • 24 mai à 12:16 | punchline (#9673)

    Le libéralisme, c’est le renard libre dans le poulailler libre dit-on,
    tous ces pays industrialisés nationalisaient leurs grandes industries à l’epoque d’etat nation économiquement parlant

    maintenant qu’ils sont forts et nous sommes encore faible, on nous impose le liberalisme.

    au point de vue national, que les moyens financiers , à savoir le crédit soient accessibles à tous les Malgaches ; nos capacité d’innovation, et notre âpreté au travail feront le reste

  • 24 mai à 15:19 | punchline (#9673)

    ce sujet prouve une fois encore, que la quantité ne fait pas la qualité (avis à notre ami NDIMBY A), qui nous a inondé de statistique lors de son dernier édito

    ici peu de gens participe, car ce n’est pas de la riziculture à la saint-jo, mais cela montre aussi le niveau ntsika gasy mitaha @ afrikanina, ny andrizareo sujet goavana be, mais non pas des edito bateau et polemique des certains

    mon avis est simple : les africains ne rechignent pas au libéralisme, mais il faut que le cadre business law soit clair, et accessible :
    - loi sur la propriété privée
    - loi sur l’octroi des contrats publics
    - loi sur les contrats commerciaux privées

    et surtout : L’accès des nationaux entrepreneurs au financement

    mais à partir du moment , où les forts ont toujours raison comme cela se constate partout en Afrique , les faibles et les pauvres vont chercher la protection de l’etat , d’où la demande forte pour l’étatisation des secteurs sensibles

    • 24 mai à 16:29 | Saint-Jo (#8511) répond à punchline

      Les affaires sont-elles florissantes en Afrique sub-saharienne ?
      L’armée française se serait-elle trompée en allant faire la guerre là-bas ?
      La guerre favoriserait-elle le business et le libéralisme ?

      Et la Corne de l’Afrique alors ? Le libéralisme et le business se portent bien là-bas ?

      On aura tout lu sur ce forum !

  • 24 mai à 15:53 | Saint-Jo (#8511)

    Chacun voit midi à sa porte !
    Moi , saint-jo , je m’intéresse , voire je suis passionné par la riziculture .
    Car , dans ce pays , le riz est notre aliment de base , d’une part
    et que ce pays souffre de malnutrition et de kere , d’autre part .

    Quand je parlais de riziculture sur ce forum a priori destiné aux gens de ce pays qui mangent surtout du riz ,
    seul un Vazaha , qui a priori mange surtout du pain fait avec du blé , s’y intéressait !

    Récemment , je parlais de spiruline (la protéine du pauvre) pour pallier le manque de viande dans l’alimentation des Gasy .
    Et bizarrement seul encore un autre Vazaha , qui a priori ne manque pas de viande dans son alimentation , s’est intéressé à la chose .

    Pourquoi les Gasy sont très peu intéressés par la production du riz ou de la spiruline ?
    Parce que sans doute on ne fait pas fortune facilement avec ces deux produits .

    Par contre , les magouilles politiques , surtout quand on détient le pouvoir , rapportent très gros et en très peu de temps .
    Et ça , ça en vaut la peine !

    • 24 mai à 20:29 | lysnorine (#9752) répond à Saint-Jo

      @ Saint-Jo, 24 mai à 15:53 |
      « Quand je parlais de riziculture sur ce forum a priori destiné aux gens de ce pays qui mangent surtout du riz , seul un Vazaha , qui a priori mange surtout du pain fait avec du blé , s’y intéressait !
      Pourquoi les Gasy sont très peu intéressés par la production du riz »

      Efa nisy famelabelarana momba ny Voly Vary Maro Anaka na SRI (Système de Riziculture Intensive/System of rice intensification) narosonay ihany teto, ary tamin’ny sehatra hafa koa nandritra ny taona maro saingy mazava fa VOAVIDY ny mpitondra fanjakana sy ny mpanao fanjakana malagasy miandraikitra momba io raharaham-bary io.

      RAHA TSY VOAVIDY IZY IREO ka nampiely ny fampiasana ny SRI, tahaka ny nataon’ny firenen-kafa TSY TAMBO ISAINA, dia efa HATRY NY ELA NO nahavita tena ara-bary i Madagasikara sy afaka nanondrana vary betsaka tany ivelany (ohatra amin’ny tany manodidina an’i Madagasikara tahaka ny tamin’ny taloha, HATRAMIN’NY ANDRON’NY FAHA-FANJAKANA MALAGASY tamin’ny taon-jato faha-19 !)

      Zahao
      http://www.madagascar-tribune.com/Les-fonds-des-promesses-de,22738.html?id_article=22738&id_objet=22738#formulaire_forum
      15 décembre 2016 à 08:33 | lysnorine (#9752)
      15 décembre à 08:20 | lysnorine (#9752) répond à Ibalitakely ^ ^
      (Tohiny sady farany)

      Momba ny vary, dia ny Voly Vary Maro anaka na SRI (Système de riziculture intensive/System of rice intensification) ihany ary tsy mampiasa afa-tsy masomboly MALAGASY voaJanahary (sahabo ho 5000-dimy arivo ! no voaisan’ny FOFIFA) , dia ampy fa tsy misy ilàna ny masomboly avy any ivelany indrindra ny notefitefena (OGM) sy ny fomba hafa andanian’andro ankehitriny ary nandritra ny am-polo taona maro izany .

      Raha mba nanomboka nanely ny SRI tamin’ny TELO POLO (30) taona lasa (1983-1984) ny governemanta nifandimby teto, hatramin’ny nahitan’ny maopera zezoita Frantsay Henri de Laulanié io fomba fambolem-bary io, - izay tsy tambo isaina ny firenena any ivelany no mampiasa azy - dia efa ela no nahavita tena ara-bary i Madagasikara sy afaka nanondrana betsaka any ivelany !

      Mahavariana ihany eto no tsy nanitaran’Ingahy Ravalomanana an’izy io na nanaovananny fampielezana azy ho zokin-draharaha.

      Toy izao no tatitra notsongaina momba ny fahombiazan’ny Voly Vary Maro Anaka teto Madagasikara :

      (1) Does SRI Work ? Super-yields in Madagascar
      http://www.i-sis.org.uk/DSRIW.php

      The province of Fianarantsoa, situated in the south-central highlands of Madagascar, now lays claim to the HIGHEST YIELDING RICE-FIELDS IN THE WORLD in the world since the introduction of SRI in the 1990s. [...] Fianarantsoa attained rice yields of more than 8t/ha in the first year of applying SRI methods, up from the 2t/ha national average. SRI in this region is increasingly linked with the use of compost in rotational cropping with potatoes, beans or other vegetables in the off-season. In the second and succeeding years, the residual and cumulative effects of soil organic matter from composting increased yields still further, to 16t/ha. By the sixth year, yields as high as 20t/ha were measured on farmers’ fields in TSARAMANDROSO, TALATAMATY and SOATANANA.

      (2) Update on the System of Rice Intensification
      http://www.agriculturesnetwork.org/magazines/global/monocultures-towards-sustainability/update-on-the-system-of-rice-intensification

      Madagascar :
      In January 2000, Robert Hirsch did a report for the French Development Agency, “La Riziculture Malgache Revisitée : Diagnostique et Perspectives, 1993-1999,” He reported that over the period 1994-99, the average yields of farmers using SRI had ranged between 6.7 and 11.2 t/ha.

      IN CONTRAST, the SRA system of rice improvement, RECOMMENDED BY THE GOVERNMENT and uses HYVs and FERTILISER, produced average yields ranging from 3.12 to 4.92 t/ha in the same irrigation systems. Traditional practices averaged 2.78 t/ha

      Zahao koa : http://sri.ciifad.cornell.edu/countries/madagascar/madhirschdata.pdf,
      RICE YIELDS IN MADAGASCAR, 1994/5-1998/9
      Small-Scale Irrigation Systems on High Plateau receiving French development assistance.

      (3) Express n°2856 du vendredi 30 juillet 2004
      Concours rizicole 2004
      Charlotte (Rasoanandrasana), agricultrice de Maroantsetra, porte-flambeau de la technique Sri
      Le premier prix du concours agricole 2004 a été remporté par une agricultrice de Maroantsetra, fervente défenseur du système de riziculture intensif.[...]

      Après des années d’exploitation de type familiale et traditionnel qui ne donnait en tout et pour tout que 3 tonnes, Charlotte a adopté la technique du Sri, le système de riziculture intensif. Elle l’exploite depuis maintenant deux ans sur sa rizière de 1 ha sise à Ambodipaka dans la commune d’Ivoloina, province de Maroantsetra. Cela lui a permis en 2003 d’obtenir 10,8 tonnes puis de transformer son deuxième essai pour cette saison 2004 avec une production de 13,5 tonnes.[...]

      Misy adiresi-na site vitsivitsy koa ireto ho an’izay ta-handalina ny mombamomba ny Voly vary maro anaka (SRI) :

      http://www.tefysaina-analamanga.com/
      http://sri.cals.cornell.edu/index.html
      http://www.i-sis.org.uk/RiceWars.php: “Fantastic Rice Yields Fact or Fallacy ?”
      http://www.irinnews.org/analysis/2012/04/24: The system of rice intensification (SRI) is gaining ground across Asia as more and more governments come to rely on it for food security (2012)

      Tsara hotsakotsakoina koa ny momba ny « Nerica » izay aletra eto Madagasikara :

      « Le riz Nerica - un AUTRE PIÈGE pour les PETITS PRODUCTEURS AFRICAINS GRAIN »(2009)
      https://www.grain.org/article/entries/112-le-riz-nerica-un-autre-piege-pour-les-petits-producteurs-africains%5D

      Kilema mazàna fahita amin’ny mpanapaka Malagasy na ny avara-pianarana amam-pahalalana Malagasy tsy mampandroso ny firenena fa mamono maha-faty azy, dia « Varivarian’ny lavitra, ka tsy mahita ny ambany maso », « fatra-pitady ny tsy hita ka manary ny hita maso ».

    • 25 mai à 08:31 | lanja (#4980) répond à Saint-Jo

      Miombonkevitra amin ny resaka fambolena, ary ilaina maika mihitsy ny fanatsarana ny fambolena vary, fa raha hijery alavitra momba ny fampandrosona ny firenena dia ilaina ampiana zavatra hafa, ny vidin ny hazo manerantany fa miakatra lava, ary vitsy ihany angamba ny hazo tsy maniry eto, fa na ny régiment izay efa misy , ny régiment momba ny famandrosona fotsiny no alefa mamboly hazo dia efa tsara , fa ireo toa lany andro manadio camp fotsiny

  • 24 mai à 18:07 | gang’s (#4016)

    Bonjour,
    En lisant cet article, je me suis rappelée de ce que le Monsieur du CNAPS, une entreprise bien de chez nous à dit, dont la teneur est l’exacte contraire :
    http://www.lexpressmada.com/blog/actualites/raoul-rabekoto-il-faut-sauver-les-societes-detat/

  • 26 mai à 10:20 | râleur (#3702)

    http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20170524.OBS9833/cameroun-bollore-officiellement-responsable-de-la-catastrophe-d-eseka.html

    Quand la privatisation est faite via corruption et un néocolonialisme qui sous entend que l’on doit tout privatiser aux profits exclusifs d’entreprises française

    L’Afrique de l’Ouest et jusqu’en Afrique Centrale, sur la façade atlantique, les monopoles de Bolloré dans la logistique (y compris les ports) et le joug de l’€uro, scotchent toute l’économie de la zone. Tout est trop cher pour des pays aussi pauvres !

    La privatisation des hydrocarbures et des télécoms n’a profité qu’à un seul groupe à Madagascar. Le Groupe a tout raflé pour un prix dérisoire, y compris des assets fonciers

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