Bon sang mais c’est bien sûr ! Pourquoi n’y avait-on pas pensé plus tôt ? Avec toute cette classe politique qui brasse beaucoup de vent, l’énergie éolienne est effectivement LA solution à Madagascar. Surtout qu’à voir la belle constance dont font preuve nos hommes politiques depuis un demi-siècle à souffler le chaud et le froid – constance encore renforcée depuis trois ans –, nous sommes assurés d’avoir résolu la principale problématique de l’énergie éolienne : la difficulté de la stocker. Chez nous, nul besoin de s’inquiéter : il y en aura toujours quelques-uns qui ne se dégonfleront nullement pour provoquer une bonne petite bourrasque.
Et s’il le faut, ils n’hésiteront point à aller chercher la bise en altitude. Il y a trois ans, une explosive tempête fut déclenchée par l’acquisition d’un avion qui ne dépassait même pas le mur du son. Cette année, l’on se permet de remettre cela, avec de silencieuses transactions sur un autre achat d’aéronef. Ce n’est pas une formidable constance, ça ? Quand on pense qu’il y en a qui se permettent encore de juger que nos dirigeants successifs se comportent comme des girouettes, on en est tout retourné...
Dans le même temps, l’on affiche une grande fierté de s’être désendetté. Comprenne qui pourra (et qui voudra) comment l’on peut concilier ces deux mystérieuses envolées. Si vous avez vent de quoi que ce soit sur le comment, avisez moi. Même en n’étant que des triples buses, l’on pourrait peut-être revendre la recette aux pays ayant perdu ou en passe de perdre leur triple A. Ou au moins faire du troc contre d’autres aéronefs.
Si jamais l’énergie éolienne s’avérait insuffisante, je fais remarquer au PHAT et à ses éventuels successeurs qu’il n’auront pas à chercher très loin pour trouver d’autres énergies de substitution. Car dans le même temps, tout notre petit monde tend à péter plus haut que son cul : l’on pourrait donc rester dans les vents et récupérer du gaz pour l’industrie méthanière...
Si l’odeur de cet éditorial vous semble un rien pestilentielle, veuillez m’en excuser. Pour ma défense, je dirai qu’à force de comptabiliser le nombre faramineux d’élections depuis 2009 et le nombre ahurissant de retours de Marc Ravalomanana entretemps, il devient difficile de ne pas fermenter quelques flatulences intestinales.
C’est promis, la prochaine fois, je serais (un peu plus) sérieux. En attendant, bon vent et du (manche à) balai !







