C’est à en perdre la tête ! C’est le moins qu’on puisse dire. La rentrée universitaire 2011-2012 a déjà commencé pour certaines facultés (Médecine, Droit, Économie, Gestion, et Sociologie, mais aussi à l’École normale supérieure) tandis que les étudiants d’autres facultés (Sciences, Lettres, Polytechnique…) n’ont pas encore achevé leur année universitaire 2010-2011. D’autres étudiants attendent les résultats de leurs examens de l’année 2010-2011 si les candidats au baccalauréat 2012 sont inquiets car le Conseil national des enseignants chercheurs de l’enseignement supérieur (SECES) a décidé ce vendredi 29 juin d’arrêter immédiatement les activités pédagogiques.
Heureusement que les sept (7) chefs de centres d’examen du baccalauréat 2012 qui doivent tous être des enseignants-chercheurs, ont déjà été désignés selon le président de l’Université d’Antananarivo qui se demande tout de même s’ils vont tenir parole ou non et donc ne pas suivre les résolutions du Seces. En tout cas, le calendrier des examens du baccalauréat 2012 a été révisé et reculé d’un mois. Mais tout est fin prêt ; reste à négocier des questions de locaux car il y a chevauchement de date quelque part.
Quoi qu’il en soit, au niveau de l’Éducation nationale, le report concerté par les trois ministères impliqués directement dans l’enseignement (enseignement général, enseignement technique et enseignement supérieur) avec les établissements privés, des dates des examens du CEPE et du BEPC est qualifié d’unilatéral par le SEMPAMA qui invoque 4 mois de cessation des cours en raison de la grève qu’il a initié, réclame une concertation scientifique et pédagogique et se déclare non responsable des conséquences de cette décision de report des dates. Les avis sont en effet partagés au niveau des premiers concernés par ces examens, c’est-à-dire les candidats et leurs parents. Les uns se sont déclarés satisfaits ; par contre d’autres sont réticents parce qu’un report signifie des écolages et des frais supplémentaires difficilement réalisables dans le contexte de crise.
Pendant ce temps, l’ambiance socio-politique est loin d’être pour l’apaisement. Encore une session extraordinaire du Parlement. Le gouvernement a trouvé nécessaire cette convocation pour des raisons électorales ; il s’agit en effet d’examiner et d’adopter les lois spécifiques à l’élection présidentielle de la 4e République et aux législatives. Mais à l’instar des membres du Congrès de la transition de ce lundi 2 juillet lors de la séance d’ouverture de la session, il n’y pas vraiment de l’enthousiasme. La cérémonie officielle n’a réuni que quelques membres et s’est déroulé sans la présence d’aucun membre du gouvernement, trop occupé ailleurs certainement alors que c’est lui qui a convoqué la réunion extraordinaire qui ne doit pas excéder 12 jours.
En tout cas, la mouvance Ravalomanana estime cette convocation inopportune car il y a d’autres priorités telle cette rencontre Andry Rajoelina – Marc Ravalomanana, qui, à son avis, pourrait influer sur le cours des événements et donc sur la résolution rapide de la crise. À ce sujet, on avouera que c’est la cacophonie dans le milieu politique.
À tout cela s’ajoute cette insécurité et ces trafics d’or qui, à en croire la Direction de la sécurité du territoire (DST) et la Gendarmerie nationale, sont le fait d’un vaste réseau composé de karana (d’origine indo-pakistanaise) et de malgaches. La DST a révélé qu’elle a été victime de faussaires qui utilisent des cartes professionnelles de la DST et qu’un karana aurait financé selon la Gendarmerie, une opération de déstabilisation du régime prévue pour le 26 juin dernier. La Gendarmerie a été catégorique ; il s’agissait de faire exploser 14 bombes artisanales à Anosibe.
La cellule de communication conjointe sur l’opération Remenabila étant muette, le membre du Congrès de la transition, Maka Alphonse, ancien journaliste partage les informations qu’il a recueillies dans le Sud. Des informations sur le sortilège dont userait Remenabila avant toute opération. Proche du satanisme et du cannibalisme en fait et qui lui donne d’énormes pouvoir selon Maka Alphonse. Remenabila court toujours.







