Les quartiers militaires d’Ivato (1er RFI et BANI) ont été ce dimanche 22 juillet 2012, le théâtre d’une mutinerie qui s’est soldée par trois (3) morts et quatre (4) blessés. Parmi les morts, figure le caporal Koto Mainty, dit « Black », présenté comme le chef des mutins ; c’est un ancien garde du corps du générl Noël Rakotonandrasana, lui même ancien ministre des Forces armées, aujourd’hui en prison à la suite de la « mutinerie » du 17 novembre 2010, toujours dans le camp militaire d’Ivato. On a recensé également un capitaine dénommé Pascal (non mutin), parmi les morts si parmi les blessés, on relève un adjudant chef qui s’appelle Isaorana et qui ferait partie des mutins.
Les raisons de cette mutinerie de ce dimanche 22 juillet sont encore floues mais on présume qu’avec les quelque 120 soldats que les mutins auraient pris en otage, l’affaire apparaît comme menaçante. D’autant que des échanges de tirs ou des tirs en l’air s’étaient fait entendre dans les parages dès 5h du matin. Négociations, échanges de tirs et feux nourris se sont succédés à l’accalmie. Vers le milieu de l’après-midi, un premier contingent des otages composés de nouveaux circonscrits est sorti du camp militaire et a été pris en charge par les forces de l’ordre. Un second contingent a été libéré en fin d’après-midi. En tout cas, le calme est revenu en début de soirée, la situation est maîtrisée par les forces légales.
De plus amples informations sont attendues ce lundi 23 juillet de la part du président de la transition qui donnera un point de presse avant de s’envoler pour les Seychelles. Contrairement aux commentaires d’une partie de l’opinion donc, la « mutinerie » de ce dimanche 22 juillet n’aura pas empêché le président de la transition de rencontrer Marc Ravalomanana.
Recueilli par Bill







