« Un choix judicieux », d’après Hugues Ratsiferana, le DG d’Air Mad ; « porteur d’une meilleure visibilité de Madagascar sur le marché du tourisme international », selon Eric Kohler, le président du conseil d’administration de l’Office national du tourisme (ONTM). Il s’agit du premier avion Airbus A340-300 qui a été acquis par le gouvernement de transition et qui a atterri ce jeudi 12 avril à Ivato, après qu’à bord duquel le président de transition, Andry Rajoelina et quelques journalistes privilégiés avaient effectué le vol inaugural depuis Paris. Baptisé « Elatra » (ailes), cet avion Airbus A 340-300 a fait l’objet de toutes les louanges à son atterrissage à Ivato, et ce pour répondre aux critiques qui ont fusé depuis l’annonce de l’achat ou de son acquisition par la compagnie aérienne nationale. Le président de transition accueilli à la Base aéronavale d’Ivato où a été dressé un salon VIP avec chapiteau et estrade, ne s’est plus empêché d’accuser les contradicteurs de l’initiative d’être les adversaires pour ne pas dire les ennemis des Malgaches car ces appareils sont la propriété des Malgaches et non celle des dirigeants et encore moins de sa personne.
En tout cas, à la suite des responsables commerciaux d’Airbus qui vantaient l’appareil tout en s’adressant à l’opinion comme quoi ces Airbus A340-300 sont en pleine maturité et sont plus performants que les Boeing utilisés par Air Madagascar jusqu’ici, le DG d’Air Madagascar a expliqué le caractère judicieux du choix de ce type d’appareil. Il a évoqué alors le nombre de places supérieur de 25% par rapport à celles que le Boeing 767 pouvait offrir, soit 275 passagers (dont 30 pour la classe affaire, 21 pour la classe intermédiaire et 224 pour la classe économique). Par ailleurs, l’Airbus offre une capacité supérieure de 50% de charge par rapport à Boeing. Il a également souligné que cet Airbus A340-300 était adapté aux infrastructures existantes dans le pays pour desservir suivant les normes internationales, les autres destinations européennes ou asiatiques. Le DG d’Air Madagascar n’a toutefois pas infirmé ni confirmé les critiques selon lesquelles l’appareil ne peut encore être pleinement exploité en raison de la longueur des pistes de nos aéroports. Selon des critiques en effet, les potentialités d’Airbus de ce type nécessitent des pistes plus longues si l’appareil est utilisé à sa pleine charge.
Le DG d’Air Madagascar s’est déclaré satisfait de ce choix en faveur d’Airbus qui fait la fierté de la nation malgache. Il a révélé que la valeur vénale de cet Airbus A340-300 est d’environ 28 millions de dollars et il est murmuré que l’État malgache doit verser entre 350 000 et 400 000 dollars par mois durant 6 ans.
Andry Rajoelina pour sa part a appelé tous les partenaires à la solidarité car l’arrivée de ce nouvel appareil est précieuse et permettra à Air Madagascar de retrouver sa place dans l’Océan indien. Il a alors exhorté tous les secteurs concernés à plus de rigueur et à déployer des efforts pour améliorer les services rendus aux clients, dont la ponctualité et l’accélération des rythmes pour réduire le délai d’attente des bagages à l’arrivée.
Le simple gens quant à lui n’a pas son mot à dire puisque ses préoccupations sont ailleurs. Il ne souhaite cependant pas que la compagnie aérienne nationale tombe sous la coupe d’Air France car certains chefs politiques lui parlent de fusion et d’absorption.
Recueilli par Bill







